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Début 2012 : un nouveau site dédié à l'information économique
La CCI de Cherbourg-Cotentin a décidé d’apporter une nouvelle solution :
Regroupant l’information utile pour les entrepreneurs et les décideurs du Cotentin :
Les dossiers de la Vigie seront ainsi repris dans ce nouvel outil. La CCI de Cherbourg-Cotentin informera les abonnés de la Vigie de la mise en service du nouveau site Web. Votre contact à la CCICC :
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Les cessations d’activité sont en recul par rapport à 2010, 301 cessations ont été enregistrées au 3ème trimestre 2011 contre 320 sur la même période en 2010, soit une baisse de 5.9%.
Le solde des créations sur les 9 premiers mois de l’année 2011 est donc favorable, +51 établissements, soit 352 créations contre 301 cessations.
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Après une augmentation de 13.8% au premier semestre 2011, le secteur de la construction poursuit sa progression avec une hausse de 31.4% des créations d’entreprises au 3ème trimestre 2011 par rapport à la même période en 2010.
Seul le secteur du commerce et de la réparation d’automobiles connaît une très légère baisse, -2.8%, soit 103 créations au 3ème trimestre 2011 contre 106 sur les 3 premiers trimestres de 2010.
Moins de créations en auto-entreprise
Comme au niveau national, la création d’entreprises semble profiter du recul du dispositif de l’auto-entreprise. Par rapport à la même période en 2010, le nombre de créations d’auto-entreprises est en baisse, -29.1%. Au total, le chiffre des créations, auto-entreprises et entreprises inscrites au RCS incluses, s’élève à 505 établissements au 3ème trimestre 2011 contre 552 l’année précédente, soit une baisse de 8.5%, principalement due à la diminution de l’auto-entreprise. 30.3% des créations sont néanmoins le fait d’auto-entrepreneurs.
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43.1% des créations dans le commerce, la réparation d’automobiles et de motocycles sont des auto-entreprises. Ce secteur représente également 51% du nombre total des créations d’auto-entreprises au 3ème trimestre 2011.
Les sites utiles :
http://www.createk-cherbourg.com/
Auteur : Pierric Hourçourigaray (CCICC)
La filière de l'éolien offshore dans le Cotentin Le gouvernement français a lancé le 11 juillet 2011 l’appel à projets concernant la première tranche de l’appel d’offres éolien offshore, soit 3 000 MW et 10 milliards d’euros pour la construction, l’exploitation et la maintenance de 600 turbines en mer à l’horizon 2015. Cinq sites ont été retenus pour une puissance installée de 3 000MW : Le Tréport, Fécamp, Courseulles Sur Mer, Saint-Brieuc et Saint-Nazaire.
A l’horizon 2020, l’objectif du Grenelle de l’environnement pour l’éolien offshore s’élève à 6 000MW qui produiront 3.5% de l’électricité française. Une 2ème tranche de l’appel d’offres sera lancée en avril 2012 pour atteindre les 6GW planifiés à l’horizon 2020.
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Trois consortiums sont engagés pour répondre à la première tranche de l’appel d’offres :
- EDF Energies Renouvelables avec Alstom Power, Dong Energy, Nass&Wind offshore et WDP Offshore, est positionné sur les 5 zones de l’appel d’offres
- GDF Suez associé à Vinci et Areva Wind est présent sur 4 des 5 zones (Courseulles-sur-Mer, Saint-Brieuc, Le Tréport et Fécamp). EON et Siemens pourraient également rejoindre ce consortium
- Areva Wind avec Iberdrola Renovables, RES via sa filiale française Eole Res et Technip sur les zones de Saint-Brieuc, du Tréport et de Courseulles-sur-Mer
Le choix d’Areva pour l’implantation de deux usines dédiées à la construction d’éoliennes offshore s’est porté sur Le Havre. Le consortium mené par EDF Energies Renouvelables, dont Alstom fait partie, a choisi d’implanter sur les ports de Saint-Nazaire et de Cherbourg ses unités de fabrication d’éoliennes. Dans le cas où ce consortium serait sélectionné par le gouvernement français, le port de Cherbourg pourrait accueillir la production des pales et des mâts d’éoliennes.
Cherbourg dispose de nombreux atouts pour recevoir les activités de la filière :
- Un territoire situé au cœur de 4 des 5 zones retenues pour la 1ère tranche de l’appel d’offre
- Une voie d’accès maritime stratégique vers l’Angleterre et l’Europe du Nord
- Un port aux conditions nautiques idéales (port en eaux profondes accessible 24h/24…)
- Des surfaces disponibles à proximité immédiate des quais
En plus d’infrastructures adaptées à l’installation d’unités de fabrication pour l’éolien offshore, Cherbourg et le Cotentin possèdent une forte expérience industrielle et une main d’œuvre qualifiée et spécialisée transposables aux besoins de cette filière.
Des compétences et savoir-faire adaptés
Le Cotentin est un territoire fortement industrialisé caractérisé par deux activités dominantes ; le secteur nucléaire et énergétique, la construction navale. Le Cotentin a répondu récemment aux exigences d’un grand chantier comme l’EPR. Il a également accueilli plusieurs chantiers importants comme la construction de l’usine Areva de La Hague ou la construction de jackets de plates-formes pétrolières pour l’UIE dans les années 1970 et 1980. Ces faits marquants prouvent la capacité de mobilisation, de réaction et d’adaptation du tissu industriel local.
En plus des trois grands donneurs d’ordre du Cotentin, Areva NC, EDF et DCNS, qui totalisent plus de 7 000 salariés, de nombreuses entreprises et sous-traitants ont acquis des compétences nécessaires à l’éolien offshore dans :
- La construction navale
- La construction métallique
- L’électronique et l’électricité
- L’énergie
- L’ingénierie
- Le transport maritime et la logistique portuaire
Le secteur de la construction navale offre les savoir-faire nécessaires pour la fabrication d’ensembles et de sous-ensembles métalliques de grande dimension. Le port de Cherbourg dispose d’une expérience et de compétences dans le transport d’éoliennes et la manutention de produits lourds avec notamment l’activité de transports de combustibles nucléaires.
Au total, plus de 140 entreprises du Cotentin ont été identifiées pour des compétences transposables à l’éolien offshore. Elles emploient plus de 8 000 salariés soit plus de 20% de l’emploi salarié du secteur privé du Cotentin. En ajoutant les effectifs d’Areva NC et d’EDF, le nombre de salariés s’élève à plus 13 000 personnes.
Sept secteurs d’activité se dégagent :
- Mécanique / Travail des métaux
- Ingénierie / Etude / Contrôle
- BTP
- Construction navale
- Transport et logistique
- Fabrication de machines
- Industries extractives
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Le secteur de la mécanique et du travail des métaux est particulièrement bien représenté avec de nombreuses entreprises de chaudronnerie. L’ingénierie est très présente dans le Cotentin avec une sous-traitance importante pour l’industrie nucléaire.
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En termes d’effectifs, le secteur de la construction navale, porté par DCNS ou les Constructions Mécaniques de Normandie (CMN), emploie plus de 3 000 salariés.
70 entreprises appartiennent à un grand groupe national ou international et sont susceptibles de bénéficier des capacités d’investissement et de déploiement d’actifs et de moyens de leur maison mère. Quelques groupes importants sont particulièrement bien représentés dans le Cotentin : Adecco , Apave, Areva, Assystem, Auxitec, Axians, Bolloré, Bouygues, Cegelec, Clemessy, Colas, Eiffage, Endel, GDF-Suez, Lassarat, Louis-Dreyfus Armateurs, MPH, Onet, Reel, Segula, Socotec, Spie, Veritas, Vinci…
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Les entreprises concernées par l’éolien offshore sont des établissements ayant des effectifs importants ; 69% de ces établissements ont plus de 10 salariés.
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Les entreprises du Cotentin sont en capacité d’intervenir sur les différentes phases de développement d’un projet éolien offshore. Les phases de fabrication, d’assemblage et d’installation sont particulièrement bien pourvues par les entreprises du Cotentin. Leurs compétences dans la mécanique et le travail des métaux et dans la construction navale leur permettent de répondre aux besoins du projet.
La CCI de Cherbourg-Cotentin a réalisé un annuaire recensant les compétences et savoir-faire du Cotentin pouvant être utilisés dans le domaine éolien offshore et plus largement dans celui des Energies Marines Renouvelables (EMR). Ce document n'est pas exhaustif et sera enrichi en fonction des besoins des consortiums d'une part, et en incluant l'hydrolien d'autre part. Pour cette première version, 140 entreprises sélectionnées par activité et code NAF ont été interrogées. Celles qui ont répondu sont présentées dans cet annuaire, disponible à l’adresse suivante :
http://www.cotentin-entreprendre.com/annuaireemr.html
Sur les bases du document élaboré par la CCI de Cherbourg-Cotentin, un annuaire régional bas-normand, piloté par la Miriade et la technopole Cherbourg Normandie, devrait paraître prochainement.
Des capacités de mobilisation en faveur de la formation
La capacité de mobilisation du territoire en faveur de la formation est un atout important qui lui permet de répondre rapidement et précisément aux besoins en main d’œuvre d’un chantier d’importance.
La région Basse-Normandie et Pôle Emploi ont mis en place une organisation spécifique pour répondre aux besoins en main d’œuvre du grand chantier EPR. La mobilisation des différents acteurs a permis de former environ 600 personnes depuis 2007 ; environ 4M€ ont été investis à part égale par Pôle Emploi et la région Basse-Normandie.
Une équipe emploi formation (EEF) a été créée au sein de la Maison de l’Emploi et de la Formation (MEF) du Cotentin. Le pôle évaluation et recrutement définit le profil de postes avec les entreprises, estime le potentiel de public local et gère les parcours des candidats. Le pôle formation coordonne les actions menées par les différents acteurs, répond aux besoins des entreprises, mobilise et forme la ressource humaine locale.
Au total, à la fin de l’année 2011, 599 personnes auront suivi une formation dans le cadre de l’EPR. Pour la fin du chantier et compte tenu des besoins futurs en électromécaniciens, 800 personnes au total pourraient bénéficier d’une formation.
En plus des capacités de mobilisation pour des formations spécifiques, une quarantaine de formations dispensées dans les établissements bas-normands peut répondre aux besoins de la filière éolien offshore dans les domaines de l’énergie, de l’électrique et l’électronique, du génie civil et de la construction, et de la mécanique.
Par ailleurs, certaines des compétences mises en œuvre dans le cadre du grand chantier EPR correspondent aux besoins des entreprises de l’éolien offshore. Les démobilisations de personnels du chantier EPR pourraient alors servir les besoins de cette nouvelle filière. Deux phases sont à distinguer pour les démobilisations du chantier de l’EPR : celle du génie civil qui interviendra début 2012 et celle de l’électromécanique qui interviendra à partir du début de l’année 2014 (successivement pour les métiers du fer, les électriciens et les électromécaniciens). A partir de 2014, environ 700 salariés démobilisés dans les métiers de l’électromécanique seront donc à disposition de l’éolien offshore.
Afin d’anticiper et d’organiser au mieux la reconversion des salariés démobilisés du chantier de construction de l’EPR, un accord cadre EDEC (Engagement pour le Développement des Emplois et des Compétences) a été signé en 2011 par l’ensemble des partenaires mobilisés dans le dispositif d’accompagnement RH. Il permet notamment de mobiliser des moyens financiers importants pour mettre en place des parcours de formations de reconversion vers les secteurs d’activité ayant des besoins de compétences et d’accompagner les salariés démobilisés dans leurs démarches de reconversion. Ce dispositif EDEC pourra être mobilisé pour organiser le transfert de compétences des salariés démobilisés sur le chantier de l'EPR vers les besoins de l'éolien offshore.
Parallèlement au volet formation, le Cotentin et plus généralement la Basse-Normandie possèdent des laboratoires de recherche qui peuvent être amenés à intervenir pour la filière des énergies marines renouvelables. De l’étude de la corrosion marine à celle des cétacés, plusieurs centres de recherche et laboratoires spécialisés dans les domaines marins, énergétiques et sur les matériaux sont présents dans la région.
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Sources : CCI Cherbourg-Cotentin, Fichier consulaire / MEF du Cotentin
Auteur : Pierric Hourçourigaray (CCICC)
Les chiffres-clés du logement dans le CotentinEn 2008, le Cotentin compte 100 780 logements dont 72.8% de maisons et 24% d’appartements. 81.4% des logements sont des résidences principales, un taux légèrement inférieur à la moyenne nationale de la France Métropolitaine, 83.6%.
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La part des résidences secondaires est plus élevée dans le Cotentin qu’en France Métropolitaine, 11.9% contre 9.1%, mais reste inférieure aux taux bas-normands et manchois, 15.2 et 14.4%.
Dans le Cotentin entre 1999 et 2006, le nombre de logements a augmenté de 11.5%. Les résidences secondaires ont connu l’évolution la plus importante, 24.1% contre 9.5% pour les résidences principales.
En 2008, 57.6% des ménages sont propriétaires de leur résidence principale. L’accession à la propriété connaît ainsi une hausse de 15.9% dans le Cotentin par rapport aux résultats de 1999.
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La part des ménages locataires d’un logement HLMest plus importante dans le Cotentin que dans la Manche et en Basse-Normandie, fruit d’une politique active de l’agglomération cherbourgeoise en matière de logements sociaux. En effet, dans le Cotentin, 22% des ménages sont locataires d’un logement HLM contre 14.6% en France, 16.2% en Basse-Normandie et 15.8% dans la Manche. Ce taux atteint d’ailleurs 36.1% pour la communauté urbaine de Cherbourg.
Le nombre moyen de pièces des résidences principales se situe dans la moyenne régionale et au-dessus de la moyenne nationale.
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Entre 1999 et 2006, les maisons se sont agrandies passant de 4.5 pièces en moyenne à 4.7 en 2006. Les appartements sont en revanche passés de 3 pièces en moyenne en 1999 à 2.9 en 2006.
Les prix des logements dans la Manche et le secteur de Cherbourg-Octeville
Les informations présentées proviennent des sources Clameur et Perval. Connaître les Loyers et Analyser les Marchés sur les Espaces Urbains et Ruraux (Clameur), dispositif regroupant de nombreux partenaires du marché immobilier, permet de mesurer précisément les loyers des marchés locatifs privés dans 1 456 villes, regroupements de communes et pays. La base des références immobilières Perval recense, grâce au volontariat des notaires, les ventes de biens immobiliers de tous types.
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Les loyers sur la ville de Cherbourg-Octeville ou la communauté urbaine de Cherbourg (CUC) se situent en dessous de la moyenne régionale. Le prix des loyers en Basse-Normandie est notamment tiré vers le haut par la ville de Caen et son agglomération, les loyers atteignant 12.5€/m² sur Caen et 12.2€/m² sur la communauté d’agglomération de Caen la Mer.
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Au niveau des prix de vente, les données disponibles via la source Perval ne présentent que les valeurs dont le nombre de transactions est suffisant pour déterminer un prix fiable.
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Selon la chambre des notaires de Basse-Normandie, les prix de vente dans la Manche et dans l’ancien ont évolué entre juin 2010 et juin 2011 de 0.7% pour les appartements et de 2.3% pour les maisons. Les perspectives au niveau national ne présagent pas d’une baisse importante des prix dans l’ancien. Une certaine stabilité des prix devrait voir le jour avec des disparités importantes selon les secteurs géographiques notamment ceux touchés par une pénurie d’offres. La chambre des notaires de France et la FNAIM prévoient une baisse des transactions due notamment à la crise, aux difficultés des banques qui pourraient adopter une attitude plus prudente et à la réforme de la taxation sur les plus-values immobilières qui devrait dissuader certains propriétaires de vendre.
Les sites utiles :
http://www.clameur.fr/
http://www.immoprix.com/
http://www.cr-bassenormandie.notaires.fr
Sources : Insee, recensement de la population 2008, exploitations principales / Clameur / Perval
Auteur : Pierric Hourçourigaray (CCICC)
L'emploi des personnes handicapées dans le Cotentin En France, selon une enquête complémentaire à l’enquête emploi réalisée en 2007 par l’Insee, 1,8 million de personnes de 15 à 64 ans, vivant à domicile, ont une reconnaissance administrative du handicap leur permettant de bénéficier de la loi sur l'obligation d'emploi de travailleur handicapé. Le taux d’activité des personnes attributaires de cette reconnaissance administrative est de 44% en 2007 contre 71% pour l’ensemble de la population de 15 à 64 ans. Le taux d’emploi des personnes handicapées est de 35% et le taux de chômage atteint 19% contre 8% pour l’ensemble de la population de 15 à 64 ans en 2007.
Au 30 juin 2011 dans le Cotentin, 686 personnes bénéficiant de la loi sur l’obligation d’emploi de travailleur handicapé sont demandeurs d’emploi.
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Les catégories A,B,C correspondent à l’ensemble des demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi. La part des demandeurs d’emploi en obligation d’emploi est de 6.2% dans le Cotentin. Ce taux est légèrement inférieur à la moyenne nationale qui atteint 6.5% à fin juin 2011.
Les caractéristiques des demandeurs d’emploi en situation de handicap diffèrent de l’ensemble du public en demande d’emploi.
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Les demandeurs d’emploi handicapés se distinguent par des caractéristiques souvent considérées comme défavorables en matière d’accès à l’emploi : âge plus élevé, plus faibles niveaux de qualification et de formation, durée de chômage plus élevée.
La part des hommes dans les demandeurs d’emploi en obligation d’emploi est très nettement supérieure à celle des femmes. Cependant, au niveau national, la diversification des publics en demande de situation de handicap tend à faire progresser la part des femmes.
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Certains métiers particulièrement recherchés par l’ensemble du public en demande d’emploi ne le sont pas par la population handicapée. C’est notamment le cas des métiers liés à la construction ou à l’industrie (second œuvre, travaux et gros œuvre) et les métiers du commerce alimentaire et des métiers de bouche.
A contrario, les métiers des espaces naturels et des espaces verts sont bien représentés chez le public handicapé alors qu’ils ne sont que très peu présents chez l’ensemble du public en demande d’emploi.
Le public handicapé en emploi dans le secteur privé
Les employeurs du secteur privé et tout établissement public à caractère industriel et commercial occupant 20 salariés ou plus doivent employer des bénéficiaires de l’obligation à l’emploi dans une proportion de 6% de son effectif salarié. Les employeurs peuvent s’acquitter de leur obligation à l’emploi en embauchant des personnes handicapées à hauteur de 6% de leur effectif salarié total, en accueillant des stagiaires en situation de handicap, en concluant un accord de branche ou des contrats de sous-traitance avec des entreprises adaptées type ESAT (Etablissement et Service d'Aide par le Travail) ou en versant une contribution à l’Agefiph (Association pour la Gestion du Fonds pour l'Insertion professionnelle des Personnes Handicapées). Les entreprises peuvent combiner ces différents moyens pour répondre aux objectifs fixés par la loi.
En 2008 dans la Manche, 667 établissements du secteur privé étaient assujettis à l’obligation d’emploi, totalisant un effectif salarié de 53 616 salariés dont 2 024 travailleurs handicapés.
L’emploi est le moyen le plus régulièrement mis en œuvre pour répondre à l’obligation d’emploi ; en 2008, 505 établissements sur 667 soit 76% des entreprises assujetties, ont eu recours à cette modalité.
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L’accueil de stagiaires est un moyen utilisé de façon marginale par les établissements assujettis.
24% des établissements remplissent leur obligation par le seul moyen de l’emploi. En 2008, dans la Manche, la combinaison emploi et contribution Agefiph est la plus utilisée : 26% des établissements.
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Le taux d’emploi de personnes handicapés par les établissements assujettis s’établissait à 3.49% en 2008 dans la Manche. Il reste encore éloigné de l’objectif de 6% mais se situe dans la moyenne régionale, 3.55%, et au-dessus de la moyenne nationale, 2.6%. De 2006 à 2008, le taux d’emploi en Basse-Normandie est passé de 3.44% à 3.55%.
Dans la Manche, les contributions versées par les établissements assujettis à l’Agefiph s’élèvent à 1 679 291€ à fin août 2011. Elles sont en baisse de 10.6% par rapport à l’année précédente. Selon le rapport d’activité national de l’Agefiph, cette baisse des contributions pourrait être due aux fermetures d’établissements engendrées par la crise, à l’abaissement des effectifs sous le seuil de l’obligation de contribution en raison des licenciements économiques, à la signature d’accords collectifs et de branche et aux actions de l’Agefiph en faveur de l’emploi des personnes handicapées. Ces facteurs auraient entrainé la baisse des établissements contributeurs en France qui est passée de 55 000 établissements en 2009 à 50 738 en 2010, soit une baisse de 8.7%.
La mission de l’Agefiph est de développer l’insertion professionnelle des personnes handicapées et leur maintien dans l’emploi. L’Agefiph participe directement ou via des partenariats aux financements de la formation, à l’aide à la création d’activité et à l’insertion dans l’emploi.
Ce dernier domaine est notamment porté par Cap Emploi qui a pour objectif de favoriser l’embauche des personnes handicapées dans les entreprises privées ou publiques.
En 2010, 790 personnes ont été accueillies par Cap Emploi Manche. 15 % des personnes accueillies sont handicapées de naissance ou avant l’âge de 16 ans. Pour les autres, le handicap survient souvent en 2ème partie de carrière professionnelle, suite à une maladie ou un accident.
678 travailleurs handicapés ont bénéficié d’une aide à l’embauche dont 154 à durée indéterminée.
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11% des personnes accompagnées par Cap Emploi ayant signé un CDI travaillent dans le secteur du commerce. Viennent ensuite les secteurs du bâtiment, de la santé avec 10% chacun, les secteurs de l’hôtellerie-restauration et du transport avec 5% chacun.
Cap emploi 50 propose aux employeurs de la Manche une offre de service qui a pour objectifs :
- L'information et le conseil sur l'emploi des travailleurs handicapés
- La sensibilisation de l'employeur et des équipes de travail à l'emploi de travailleurs handicapés en vue d'un recrutement
- L'accompagnement de l'employeur dans ses projets de recrutement de travailleurs handicapés
- L'appui opérationnel au recrutement
- Le suivi du salarié en emploi à la demande de l'employeur
Sources : Pôle Emploi Basse-Normandie, Observatoire régional de l’emploi et de l’insertion professionnelle des personnes handicapées (OREPH), Agefiph Normandie, Cap Emploi Manche
Auteur : Pierric Hourçourigaray (CCICC)
L'activité du port de commerce de Cherbourg Dans un contexte délicat, l’activité du port de commerce de Cherbourg est en hausse tant au niveau du trafic passager que du trafic fret.
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Sur la période considérée, le trafic passager est en hausse de 16.2% grâce notamment à une augmentation importante du nombre de passagers croisières. Le nombre de passagers sur les ferries augmente également de 9.6% et dépasse à fin octobre 2011 les statistiques de l’année 2010 où 559 244 passagers ferries avaient été enregistrés.
La hausse du trafic passager est notamment due au réarmement du Barfleur de la Brittany Ferries en février 2011 suite à un arrêt technique de près d’un an. Après une année 2010 en hausse de 26% par rapport à 2009, le trafic passager vers l’Irlande se maintient. Le remplacement en octobre 2011 du Norman Voyager par le Celtic Horizon, nouveau navire de la compagnie Celtic Link, devrait à terme augmenter encore le trafic passager vers l’Irlande. Le pont supérieur du Celtic Horizon permet, en effet, d’accueillir 200 passagers de plus que sur le Norman Voyager.
L’activité croisières a été particulièrement soutenue en 2011 avec 32 escales et 48 061 passagers. 11 compagnies différentes sont venues sur le port de Cherbourg qui a accueilli 6 escales inaugurales et 3 escales imprévues. Autre fait marquant, 8 escales du MSC Opera ont proposé l’embarquement depuis le port de Cherbourg. En 2011, les passagers des navires de croisières étaient à 31% de nationalité américaine. 23% venaient du Royaume-Uni et de l’Irlande. Les excursions proposées par les Tour Opérateurs dans le cadre de ces escales ont accueilli 15 074 croisiéristes. Plus de 30% des passagers ont opté pour le tourisme de mémoire, 20% pour le Mont-Saint-Michel, 15% pour le Val de Saire et 11% pour le Cap de La Hague.
L’année 2012, sans atteindre les niveaux record de 2011, devrait être proche des niveaux enregistrés en 2010 et 2008. 22 escales et un potentiel de plus de 30 000 passagers sont prévus.
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Sur la période considérée, la baisse du trafic fret sur les ferries est notamment due à une diminution du nombre de liaisons Cherbourg-Poole. Le navire de la Brittany Ferries, le Cotentin, effectue actuellement 1 liaison quotidienne contre 2 auparavant. S’il ne représente que 8% du total du trafic fret, le trafic de marchandises est en essor. Les cargaisons de charbon et de sel déchargées sur le port de Cherbourg contribuent aux ¾ à l’augmentation de ce trafic. A fin octobre 2011, le tonnage de marchandises est supérieur au total de l’année 2010 qui atteignait 74 043 tonnes.
Les sites utiles :
http://www.port-cherbourg.com
Source :Port de Cherbourg SAS / Club croisière de Cherbourg
Auteur : Pierric Hourçourigaray (CCICC)
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Votre contact :
Pierric Hourçourigaray
phourcourigaray@cherbourg-cotentin.cci.fr
TEL: 02 33 23 32 15
FAX: 02 33 23 32 29
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