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AU SOMMAIRE DE LA VIGIE
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Les créations d'entreprises au 3ème trimestre 2010
Les chiffres-clés des créations et des cessations d'établissements dans le Cotentin avec un zoom sur les auto-entrepreneurs.
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Le secteur de la restauration dans le Cotentin
Le Cotentin compte 432 entreprises dans le secteur de la restauration en 2010, soit environ 8% du nombre total d’entreprises inscrites au registre du commerce et des sociétés de l’arrondissement de Cherbourg. Un secteur important où les petites structures sont de plus en plus fragilisées...
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L'immobilier d'entreprise dans le Cotentin
En 2009, sur la base Espace Manche, 78 offres immobilières étaient disponibles pour une superficie totale de 87 638m². Zoom sur l'offre et la demande dans l'immobilier d'entreprise sur le Cotentin...
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L'emploi des séniors
Dans le Cotentin, seuls 27.8% des 55-64 ans ont un emploi, un chiffre éloigné du taux national de 37% ou bas-normand, 34%.
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Les flux migratoires
D’après les résultats du recensement 2007 de l’Insee, le Cotentin enregistre plus de départs que d'arrivées. L'exode des jeunes est notamment importante, 8 553 jeunes de moins de 25 ans ont quitté le Cotentin en 5 ans.
Votre contacts à la CCICC :
phourcourigaray@cherbourg-cotentin.cci.fr
02-33-23-32-15
Les créations d’entreprises au troisième trimestre 2010Les chiffres présentés ci-dessous concernent les créations d’établissements inscrits au Registre du Commerce et des Sociétés de l’arrondissement de Cherbourg hors auto-entrepreneurs.
Le nombre de créations toujours en baisse
Sur l’année 2010, la baisse du nombre de créations d’établissements se poursuit, -5.2% sur les trois premiers trimestres 2010 par rapport à 2009. Au 30 septembre 2010, 328 nouveaux établissements ont été créés contre 346 à la même période en 2009.
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Les cessations d’établissements sont en recul, -16.3% par rapport aux 3 premiers semestres de 2009. Le solde de créations est donc favorable, +42 établissements, soit 328 créations contre 286 cessations
Cependant, sur le mois de septembre 2010, le nombre de cessations est largement supérieur aux créations. L’observation des chiffres des 3 prochains mois permettra de confirmer ou d’infirmer cette tendance.
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La baisse du nombre de créations est importante dans certaines activités, chiffres à relativiser par le nombre de créations qu’elles représentent au total.
Les valeurs les plus significatives se situent autour des activités d’hébergement et de restauration, des activités scientifiques et techniques, de la construction et des autres activités de services.
Seules les activités scientifiques et techniques ; services administratifs et de soutien connaissent une hausse importante, + 28.6%. Cette catégorie comprend notamment les services aux entreprises (ingénierie, comptabilité, juridique, publicité…), les activités de location, les activités liées à l’emploi, l’aménagement paysager et le soutien aux entreprises.
Les 3 autres secteurs cités ci-dessus (Hébergement-restauration, Construction et Autres activités de services) connaissent une baisse du nombre de leur création supérieure à 20%.
36.1% des créations sont des auto-entreprises
Les auto-entrepreneurs représentent 36.1% des créations d’établissements sur les 3 premiers trimestres de l’année 2010. Au total, 185 auto-entreprises ont été créées. Ce chiffre prend en compte les auto-entrepreneurs exerçant une activité affiliée à la Chambre de Commerce et d’Industrie, en grande partie une activité commerciale ou de service. Les inscrits à la Chambre des Métiers uniquement et les professions libérales ne sont pas comptabilisés.
Le chiffre des créations, auto-entrepreneurs et entreprises inscrites au RCS, s’élève à 513 établissements au 30 septembre 2010.
Par rapport à la même période en 2009, le nombre d’auto-entreprises créées est en augmentation de 12.8%, 185 créations contre 164 en 2009.
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Les auto-entreprises représentent près de 50% des entreprises créées dans les activités commerciales et de services.
Les sites utiles :
http://www.createk-cherbourg.com/
Auteur : Pierric Hourçourigaray (CCICC)
Le secteur de la restauration dans le CotentinLe secteur de la restauration étudié ci-dessous comprend toutes les activités de restauration traditionnelle (NAF 5610A), les cafétérias et libres-services (NAF 5610B), la restauration rapide (NAF 5610C) et les autres commerces (hôtels, débits de boisson…) proposant un service de restauration sur place. La restauration collective (restauration hospitalière, scolaire…) et la restauration d’entreprises sont exclues de cette étude.
Le Cotentin compte 432 entreprises dans le secteur de la restauration en 2010, soit environ 8% du nombre total d’entreprises inscrites au Registre du Commerce et des Sociétés de l’arrondissement de Cherbourg.
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Le secteur de la restauration est composé à 54% des entreprises de restauration traditionnelle qui comprennent un service à la table. La restauration rapide et les cafétérias peuvent proposer un service à la table et à emporter. Enfin, pour 24% des entreprises du secteur, l’activité de restauration n’est pas leur activité principale. C’est le cas notamment pour les hôtels-restaurants, les cafés-bars et brasserie et d’autres commerces, notamment des épiceries en milieu rural, qui disposent d’un service de restauration sur place.
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La communauté urbaine de Cherbourg concentre 47% des entreprises du secteur. Les communautés de communes les plus touristiques (Côte des Isles, Val de Saire et Sainte-Mère Eglise) représentent 26% du secteur.
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35.6% des chefs d’entreprises ont 50 ans ou plus en 2010. 21.06% des entreprises de la restauration dont les dirigeants ont plus de 55 ans, pourraient à court ou moyen terme entrer sur le marché de la reprise d’entreprise en cas de départ à la retraite de leur dirigeant.
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Une majorité de petites entreprises
Selon les chiffres de Pôle Emploi, le secteur de la restauration (traditionnelle, rapide et cafétérias) employait 882 personnes en 2008 dans le Cotentin.
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57% des personnes employées dans ce secteur sont des femmes. La part des personnels employés à temps partiel dans le secteur de la restauration est importante. Au niveau national, 32% des salariés de la restauration traditionnelle et 67% de la restauration rapide sont à temps partiel.
En 2009, l’enquête des besoins en main d’œuvre a recensé 731 projets de recrutement sur le Nord-Cotentin.
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Les projets de recrutement sont en grande majorité saisonniers avec des difficultés à recruter importantes pour la plupart des postes, notamment les maîtres d’hôtels, les cuisiniers et chefs cuisiniers ainsi que les aides, apprentis et employés polyvalents.
Le secteur de la restauration dans le Cotentin est composé à 90% de petites entreprises employant moins de 10 salariés.
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Cette structuration s’accentue à l’échelon national où l’on trouve un nombre encore plus important d’entreprises de moins de 10 salariés. Dans le secteur de la restauration traditionnelle, par exemple, au niveau national, seules 6% des entreprises emploient au moins 10 salariés contre 8.1% dans le Cotentin. Cette donnée peut être mise en relation avec le caractère touristique du territoire du Cotentin ; les établissements de plus de 10 salariés sont situés pour 88% d’entre eux sur des communes touristiques (Côte des Isles, Val de Saire et Sainte-Mère Eglise) ou sur la communauté urbaine de Cherbourg.
Les petites structures fragilisées
Entre 2005 et 2009, 337 entreprises ont été créées dans le secteur de la restauration contre 314 cessations d’activité. Sur ces 5 années, le solde de créations d’entreprises est donc positif, +23.
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Cependant, les créations d’activité sont en recul depuis 2008, avec un solde égal entre les créations et les cessations d’activité sur ces deux dernières années. Cette tendance semble se confirmer sur l’année 2010, avec une chute de 22.6% du nombre de créations par rapport aux trois premiers trimestres 2009.
L’apport des auto-entrepreneurs dans le secteur de la restauration est très limité. En effet, près de 100% des auto-entrepreneurs ayant créé dans ce domaine d’activité pratiquent la vente ambulante. Le plafond de ressources fixé par ce régime rend difficile l’implantation d’une activité sédentaire dans un restaurant.
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Entre 2005 et 2009, 69.4% des entreprises ont été créées par des hommes, la moyenne d’âge global des créateurs est de 40.2 ans.
Le taux de pérennité des entreprises permet de calculer le pourcentage d’entreprises créées sur une année et toujours en activité. L’analyse du fichier des 432 entreprises du secteur de la restauration nous donne les résultats suivants.
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Sur les 82 entreprises crées en 2005, seules 39 sont toujours en activité aujourd’hui, soit 47.6%. En prenant les années de création 2005 et 2007, les taux de pérennité à 5 ans et à 3 ans des entreprises de la restauration sont de 47.6% et de 64.7% pour le Cotentin.
Les petites entreprises ont plus de difficulté à passer le cap des 5 années de création. Seulement 22% des entreprises ayant entre 0 et 5 salariés ont été crées en 2005 ou avant.
Ce chiffre est à mettre en corrélation avec la structure du secteur dans laquelle 78.2% des entreprises emploient entre 0 et 5 salariés. Ainsi, sur ces 78.2%, seules 22% des entreprises ont plus de 5 ans.
Dans une étude de mars 2010 « Les petits restaurants ne sont pas dans leur assiette », l’Insee constate qu’entre 2000 et 2007, seuls 30% des restaurants sans salariés ont survécu.
Les tendances du secteur
Selon l’étude de Gira Conseil, « La consommation alimentaire hors domicile en France en 2009 », le secteur de la restauration se porte bien. Le périmètre de l’étude comprend tous les circuits de la restauration hors domicile :
- La restauration sur place : les cafés, bars et brasseries, les restaurateurs indépendants et les chaînes de restaurants
- La restauration collective : les restaurants d’entreprises, d’administration (hôpitaux, maisons de retraite, collectivités…) et les cantines scolaires
- Les circuits alimentaires alternatifs sont des magasins qui proposent une offre de restauration hors domicile ; grands magasins disposant d’un service de restauration sur place ou à emporter, cinémas, métiers de bouche (boucherie, boulangerie, traiteur…), grandes et moyennes surfaces, pétroliers (station-service)
- La restauration hôtelière : hôtels-restaurants
- La restauration automatique : distributeurs automatiques disponibles dans les usines, les hôpitaux…
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Sur l’année 2009, le chiffre d’affaires de la restauration hors domicile est en hausse de 2.19%. Le nombre de repas a augmenté de 4.49% avec 10.561 milliards de repas servis. Le ticket moyen est évalué à 7.48€, soit une baisse de 2.20% par rapport à 2008. Enfin, le nombre d’établissement est également en hausse, +7.71% avec 288 745 établissements.
A partir de l’étude du secteur de la restauration hors domicile, le cabinet Gira FoodService émet le constat suivant :
- Le consommateur mange de moins en moins cher
- De plus en plus fonctionnel
- De plus en plus vite
- Et de mieux en mieux
A travers ce constat, le cabinet dresse 5 perspectives clefs pour 2012 :
- Développement de la restauration rapide
o La restauration rapide monte en gamme ; le ticket moyen augmente et se situe autour de 7€
o Et développe de nouveaux concepts : pasta-food, ethnic-food, bio-food, fast-good…
- Tendances positives pour la restauration à thème
o En se positionnant sur la dimension loisirs et en évitant la standardisation à outrance
o En particulier pour le repas du soir avec une évolution vers un dépaysement culinaire et culturel ou des positionnements récréatifs et ludiques
- Des comportements différents le midi et le soir
o En lien avec la restauration loisirs, les consommateurs aspirent à un repas du soir plus festif
o Réelle différence entre le repas de nécessité du midi et celui plus festif du soir qui pourrait amener les restaurateurs à proposer deux formules différentes
- Des perspectives pour les cafés traditionnels
o Si la plupart des cafés enregistrent une baisse de leur fréquentation ; perte de la clientèle traditionnelle, difficultés à attirer les plus jeunes
o Ceux situés en centre-ville ou au cœur d’une zone de chalandise privilégiée pourraient tirer leur épingle du jeu en alliant les notions d’alimentation fonctionnelle combinés à la dimension plaisir
- Déclin de la restauration traditionnelle
o La restauration traditionnelle éprouve des difficultés à se renouveler et à se remettre en cause
o Ses parts de marché sont grignotées par la restauration rapide, une phase de sélection semble en cours
Enfin, il est également important de noter que la consommation alimentaire hors domicile est en nette augmentation. Elle représente 33% du budget alimentaire des français, 18% des repas sont pris hors domicile.
Les sites utiles :
http://info.assedic.fr/unistatis/
http://www.girafoodservice.com
http://www.hr-infos.fr/
http://www.lhotellerie-restauration.fr
Sources : CCI Cherbourg-Cotentin, Fichier consulaire / Pôle Emploi / Gira FoodService
Auteurs : Carole Le Coutour (CCICC) / Pierric Hourçourigaray (CCICC)
L’immobilier d’entreprise dans le CotentinLes chiffres présentés dans ce dossier proviennent de la base Espace Manche gérée par les Chambres de Commerce et d’Industrie du Centre et Sud Manche et de Cherbourg-Cotentin.
Espace Manche présente une offre partielle et non exhaustive de l’immobilier d’entreprise manchois à savoir les entrepôts, les bâtiments industriels et les bureaux. Les pas de porte commerciaux ne sont pas pris en compte.
En 2009, 78 offres étaient disponibles sur la base Espace Manche et le territoire du Cotentin pour un total de 87 638m². Les types de bâtiments disponibles sont de nature différente :
- Des bureaux généralement destinés au secteur tertiaire
- Des bâtiments industriels équipés ou non
- Des entrepôts pour le stockage de marchandises et matériaux
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74% des transactions sont destinées à la location, 16% à la vente et 10% sont proposées aux deux modes de transaction.
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Les prix moyens diffèrent en fonction du type de bâtiments mis en location ou en vente et de leur localisation. Il existe une différence entre des biens proposés en milieu rural ou urbain, leur positionnement près des axes de communication, etc.
L’offre et la demande
Les demandes exprimées sur Espace Manche concernent pour plus de la moitié les bâtiments industriels, 53.4% ; viennent ensuite les entrepôts, 24.5%, et les bureaux, 22.1%.
L’offre d’immobilier disponible sur le Cotentin est actuellement en décalage avec cette demande puisque 47.7% de l’offre concerne des bureaux, 42.3% des bâtiments industriels et seulement 10.2% d’entrepôts.
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Les bâtiments industriels de moins de 500m² sont les plus recherchés dans le Cotentin. C’est également la surface la moins disponible sur ce type de bâtiment puisqu’elle ne représente que 27% de l’offre.
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Pour les bureaux, la répartition entre l’offre et la demande est beaucoup plus équilibrée.
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Concernant les entrepôts de stockage, le déséquilibre se situe au niveau des bâtiments moyens, entre 500 et 1000m², qui enregistrent des demandes plus importantes que l’offre disponible. Il faut également noter que la demande pour les entrepôts est en augmentation, due en grande partie au chantier EPR.
Plus de 70% des demandes se situent sur l’agglomération cherbourgeoise. Dans 75% des cas la demande est endogène, ce sont des entreprises du territoire qui recherchent des bâtiments et non des entreprises extérieures.
Bâtiments neufs
Dans le Cotentin, 32 376m² de bureaux, locaux industriels et entrepôts ont été autorisés en 2009, et 40 680m² ont été mis en chantier sur cette même période.
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27.7% des locaux autorisés et 31% des locaux commencés sont situés sur la communauté urbaine de Cherbourg.
La délivrance de nouveaux permis de construire ou la mise en chantier correspondent souvent à des projets de création ou d’agrandissement de zones d’activités.
Les projets de zones d’activité
Le territoire du Cotentin dispose d’une quarantaine de zones d’activité représentant près de 500 hectares. Environ une trentaine d’hectares demeurent disponibles à ce jour dont une douzaine sur l’agglomération cherbourgeoise.
Le Syndicat Mixte du Cotentin porte 4 projets de création ou d’extension de parcs d’activité structurants.
- Le parc Jean Mermoz à Gonneville ; 9.8 hectares
- La zone des Costils aux Pieux ; 16.9 hectares
- L’extension de la zone d’Armanville à Valognes ; 27 hectares
- La création de la zone de Collignon à Tourlaville ; 18 hectares
Parmi les autres projets de création ou d’extension de zones d’activité, il convient également de citer celui du plateau nautique de Cherbourg. Il projette la création de bâtiments pour l’accueil d’entreprises du secteur nautique et la mutualisation d’équipements. Près de 20 000m² de parcelles sont réservés à l’accueil de nouvelles entreprises de ce secteur. La zone d’activité est spécialement aménagée pour l’industrie nautique avec notamment la mise en place d’équipements spécialisés : ponton d’armement, estacade pour Travel Lift ou encore l’adaptation de la cale des Flamands.
Les sites utiles :
http://www.espacemanche.com
Source : Espace Manche
Auteurs : Sylvie Gourlan (CCICC) / Pierric Hourçourigaray (CCICC)
L’emploi des seniors dans le CotentinDans le Cotentin, seuls 27.8% des 55-64 ans ont un emploi, un chiffre éloigné du taux national de 37% ou bas-normand, 34%.
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53,4% des 55-64 ans du Cotentin sont en préretraite ou en retraite, un chiffre plus élevé qu’en Basse-Normandie, 50.2% ou qu’en France, 43,8%.
Les départs en retraite avant l’âge légal sont nombreux dans le Cotentin et s’expliquent en partie par la structure du tissu industriel de la région :
- Un nombre important de départs anticipés à la retraite pour carrières longues (3751 de 2004 à 2006 dans la Manche)
- Des cessations d’activité liées à l’amiante élevées (707 dans la Manche à fin 2006)
- Des restructurations industrielles ayant eu un effet sur les départs anticipés à la retraite
Les autres inactifs correspondent aux personnes ne s’étant déclarés dans aucune des autres activités.
Les 55-64 ans représentent 7.9% des actifs ayant un emploi. Passé 65 ans, ils ne sont plus que 0.6% à exercer une activité.
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Par rapport à l’ensemble des actifs ayant un emploi, les seniors sont plus particulièrement présents chez les agriculteurs exploitants, les artisans, commerçants, chefs d’entreprise et les cadres et professions intellectuelles supérieures. En effet, pour chacune de ces catégories, ils représentent respectivement 16.5%, 13.3% et 13.8% de l’ensemble des actifs ayant un emploi.
71.7% des 55-64 ans sont en contrat à durée indéterminée, et 78.4% sont à temps complet. Ces chiffres révèlent une relative stabilité de l’emploi pour les salariés les plus âgés. Cependant, en cas de licenciement, les seniors sont confrontés à des difficultés importantes pour retrouver un emploi.
Les seniors en recherche d’emploi
Les chiffres de cette partie concernent uniquement les demandeurs d’emploi des catégories A, B et C à savoir :
- Catégorie A : demandeurs d'emploi n'ayant occupé aucun emploi
- Catégorie B : demandeurs d'emploi ayant exercé une activité réduite courte (78h ou moins)
- Catégorie C : demandeurs d'emploi ayant exercé une activité réduite longue (Plus de 78h)
Les catégories D et E, les demandeurs d’emploi dispensés de recherche (en raison d’un stage, d’une formation, maladie…) et les demandeurs d’emploi déjà en emploi, sont exclues de cette étude. La zone géographique prise en compte est celle du pays du Cotentin soit l’arrondissement de Cherbourg et la communauté de communes de Carentan.
A fin juin 2009, 1 901 personnes âgées de 50 ou plus sont à la recherche d’un emploi dans le pays du Cotentin. Ils représentent 17.3% de l’ensemble des demandeurs d’emploi du pays du Cotentin, un chiffre proche du niveau bas-normand et national de 16%.
La principale cause d’inscription des seniors au chômage est le licenciement, ce motif concerne 20.1% d’entre eux.
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L’inscription au chômage pour cause de licenciement est beaucoup plus importante chez les seniors que pour les autres classes d’âge. Ce chiffre est en augmentation pour les 55 ans et plus, 27.7% d’entre eux se sont inscrits au chômage suite à un licenciement.
Le chômage de longue et de très longue durée affecte particulièrement les seniors.
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75.4% des seniors sont à la recherche d’un emploi depuis plus d’un an, pour 30% d’entre eux depuis plus de deux ans. Le reclassement des seniors s’avère donc beaucoup plus délicat que pour les plus jeunes dont la proportion de chômeurs de longue durée est nettement moins élevée.
Les chefs d’entreprise de 50 ans et plus
En 2010, 19.8% des chefs d’entreprise du Cotentin ont 50 ans ou plus. Les chiffres tirés des études de l’Ecole des Managers et de l’Insee, L’âge des dirigeants d’entreprise et Les plus de 50 ans et l’emploi en Basse-Normandie, affichent des proportions différentes au niveau national et régional. Au niveau national, 45% des chefs d’entreprise ont 50 ans et plus, au niveau régional, 44%. Le manque d’études sur l’âge des dirigeants d’entreprise et plus globalement le marché de la transmission d’entreprise ne permet pas d’expliquer précisément cet écart.
Au total, 1 069 établissements du Cotentin ont un dirigeant de 50 ans et plus. Parmi ces 1069 établissements, 22.1% des chefs d’entreprises ont plus de 60 ans.
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La part des chefs d’entreprises de 50 ans ou plus est plus importante dans le secteur des services. Ce secteur est également celui où les plus de 60 ans sont le plus représentés. En 2010, 236 entreprises ont à leur tête un dirigeant de plus de 60 ans, sur ces 263 entreprises 49% sont dans le secteur des services et 37.7% dans le commerce.
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La part des chefs d’entreprise de 50 ans ou plus augmente avec la taille de l’entreprise. Ainsi, 35% des dirigeants d’entreprises de 50 salariés et plus sont des séniors. Le développement progressif de l’entreprise explique en partie ce phénomène.
Cette structure peut être différente en fonction du secteur d’activité. Ainsi, la part des seniors dans le commerce n’augmente pas nécessairement en fonction de la taille. Cela s’explique en partie par la structure du secteur caractérisé par un nombre important de petites entreprises, 92% des entreprises du commerce emploient moins de 10 salariés.
Pour caractériser plus précisément les entreprises qui pourraient entrer sur le marché de la reprise dans les 10 années à venir dans le Cotentin, seules les entreprises dont le siège social se trouve dans le Cotentin peuvent être prises en compte. Les établissements secondaires sont également supprimés du mode de calcul.
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Au total, 837 entreprises dont le siège social ou l’établissement principal est dans le Cotentin pourraient entrer sur le marché de la reprise d’entreprise dans les 10 prochaines années.
Le commerce représente 43.8% des entreprises, suivi des services, 37.5%, de la construction, 10.3% et de l’industrie, 8.5%.
Ce sont avant tout des petites entreprises qui sont concernées, 35.6% n’ont pas de salariés et 53% emploient entre 1 et 9 salariés. De nombreux outils ont été mis en place pour faciliter la transmission d’entreprise notamment les dispositifs Transmission-Reprise en Cotentin et TransPme.
Les sites utiles :
http://www.insee.fr/fr/regions/basse-normandie/default.asp?page=themes/dossiers/50ans/50ans.htm
http://www.reseau-edm.com/downloads/enquete_CCI_2004.pdf
Source : SEPES/DIRECCTE / MEF du Cotentin
Auteur : Stève Frederick, Julien Laulier (MEF du Cotentin) / Pierric Hourçourigaray (CCICC)
Les flux migratoires dans le Cotentin Le recensement de la population établi par l’Insee permet d’observer les échanges migratoires d’un territoire sur 5 années. Chaque enquête de recensement interroge les personnes sur leur lieu de résidence 5 ans auparavant. Cette question ne concerne que les populations âgées de 5 ans ou plus. Les caractéristiques sociodémographiques prises en compte sont celles déclarées lors de l’enquête de recensement.
D’après les résultats du recensement 2007 de l’Insee, le Cotentin enregistre plus de départs (17 933) que d’arrivées (15 311).
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28% des nouveaux arrivants viennent de Basse-Normandie, soit du département de la Manche (Centre et Sud Manche), 14.5%, du Calvados, 11.1% et de l’Orne, 1.7%.
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Les personnes qui ont quitté le Cotentin sont pour plus d’un tiers restées en Basse-Normandie, dont 18.1% dans la Manche, 17.7% dans le Calvados et 1.8% dans l’Orne.
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Le bilan migratoire du Cotentin est déficitaire, -2 621. Ce déficit est largement creusé par un échange défavorable avec la Basse-Normandie ; 4 187 arrivées contre 6 739 départs soit un solde de -2 551.
En effet, le Calvados enregistre un nombre d’arrivées en provenance du Cotentin important, dont plus de 2 000 pour la seule ville de Caen. Cet exode vers la cité caennaise est en grande partie dû à son rôle de pôle universitaire régional.
Fort exode des jeunes
En 5 ans, 8 553 jeunes de moins de 25 ans ont quitté le Cotentin et seulement 4 614 l’ont rejoint.
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Le solde des arrivées et des départs est très nettement négatif pour la classe d’âge des 20 à 24 ans, 1 862 arrivées contre 4 229 départs. Ce sont en majeure partie les actifs ayant un emploi (y compris apprentissage et stage rémunéré) de cette classe d’âge, 50.8%, et des étudiants, 39.4%, qui ont quitté le Cotentin.
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Toutes classes d’âges confondues, le Cotentin a perdu 827 actifs. Le solde migratoire des jeunes actifs du Cotentin est déficitaire, 2 438 jeunes de moins de 25 ans ont quitté le Cotentin contre 1 328 arrivées. Passé 30 ans, le solde des actifs arrivant dans le Cotentin est excédentaire, + 270.
L’exode des étudiants est massif, 3 720 partants contre 1 184 arrivants soit un solde négatif de -2 536.
En 5 ans, 1 300 étudiants du Cotentin ont rejoint la ville de Caen. Cette commune concentre à elle seule 35% des migrations d’étudiants en provenance du Cotentin. Viennent ensuite les villes de Rennes, de Saint-Lô et de Paris dans des proportions moindres, respectivement 5.7%, 3.6% et 3% des étudiants partants ont rejoint ces villes.
Le Cotentin retient ses cadres et attire les retraités
En analysant la répartition des arrivants et des partants par catégorie socioprofessionnelle, deux types d’activités enregistrent un excédent migratoire : les cadres et professions intellectuelles supérieurs, +66, et les retraités, +608.
En 5 ans, le Cotentin enregistre l’arrivée de 1 675 cadres en provenance principalement d’Île-de-France, 19.8%, du reste de la Basse-Normandie, 18.2%, de Bretagne, 16.2% et de Haute-Normandie, 8.1%.
Les migrations d’actifs dans le Cotentin sont étroitement liées au tissu industriel de la région. Si les premières régions pourvoyeuses de nouveaux actifs dans le Cotentin sont la Basse-Normandie, l’Île-de-France, la Bretagne et la Haute-Normandie, on constate un flux important d’actifs en provenance de villes au tissu industriel similaire (port et marine notamment).
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Cette tendance s’observe dans les deux sens, les départs vers des villes au tissu économique similaire (Brest, Toulon, Le Havre et Lorient) sont également nombreux.
En 5 ans, le Cotentin a attiré 1 862 retraités, seulement 1 253 l’ont quitté, soit un solde excédentaire de 608.
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Le Cotentin attire de nombreux retraités d’Île-de-France. Le littoral est un lieu d’implantation privilégié pour ces nouveaux arrivants, notamment la Côte des Isles et le Val de Saire.
Cette structure diffère de la répartition des nouveaux arrivants, toutes catégories confondues, sur le territoire. En effet, plus de 50% des 15 311 arrivants du Cotentin se sont implantés dans la communauté urbaine de Cherbourg.
Source : Insee, recensement de la population 2007, exploitation principale
Auteur : Pierric Hourçourigaray (CCICC)
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