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Les créations d'entreprises en 2010
La filière nautique dans le Cotentin
La filière bois dans le Cotentin
La structure des emplois dans le Cotentin
Les trajets domicile-travail Votre contacts à la CCICC :
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Par rapport à 2009, le nombre de cessations d’activité passe sous le nombre de créations. Le solde entre les créations et les radiations est positif en 2010, +20.
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Le secteur du commerce représente 137 créations d’entreprises en 2010, soit 32.5% du total des créations d’entreprises.
Les activités scientifiques et techniques ; services administratifs et de soutien connaissent une hausse importante du nombre de créations, + 35.6%. Le solde entre les créations et les radiations est important dans cette catégorie, +26, soit 61 créations contre 35 radiations. Cette catégorie comprend notamment les services aux entreprises (ingénierie, comptabilité, juridique, publicité…), les activités de location, les activités liées à l’emploi, l’aménagement paysager et le soutien aux entreprises.
Les créations dans les autres activités de services, dans lesquelles on retrouve notamment les services à la personne, sont en baisse de 20%. Même constat pour le secteur de l’hébergement et de la restauration, -17.1%, et la construction, -6.3%. Le secteur de la construction enregistre en effet un solde négatif de -10 avec 45 créations et 55 cessations d’activité.
216 auto-entreprises créées
Les créations d’auto-entreprises sont en légère baisse par rapport à 2009, -3.7%. Le chiffre des créations, auto-entreprises et entreprises inscrites au RCS incluses, s’élève à 636 établissements en 2010. 33.9% des créations sont le fait d’auto-entrepreneur.
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49.8% des créations dans le commerce, la réparation d’automobiles et de motocycles sont des auto-entreprises. 130 auto-entreprises se sont créées dans ce secteur en 2010 et 131 entreprises. Il représente également 60.1% du total de créations d’auto-entreprises en 2010.
29 auto-entreprises ont créé leur activité dans les autres activités de services et 12 dans l’hébergement et la restauration.
Les sites utiles :
http://www.createk-cherbourg.com/
Auteur : Pierric Hourçourigaray (CCICC)
La filière nautique dans le Cotentin La filière nautique regroupe les entreprises dont l’activité principale ou secondaire se situe dans le secteur du nautisme et de la plaisance :
- La construction de bateaux de plaisance
- Le négoce et la maintenance : revendeurs de bateaux de plaisance et autres équipements, shipchandlers, services de réparation navale…
- Equipements : équipementiers professionnels, selleries, voileries…
- Location : voyagistes et loueurs spécialisés dans le nautisme et la plaisance
- Services : experts, assureurs, architectes, communication….
Pour cibler au mieux les professionnels du Cotentin, un premier recensement a été fait à partir des codes NAF du secteur (3012Z construction de bateaux de plaisance et 3315Z réparation et maintenance navale). Ensuite, un recoupement avec des annuaires spécialisés et le fichier consulaire a permis d’extraire les entreprises ayant une activité dans le nautisme ou la plaisance.
Plus de 1 000 emplois dans le Cotentin
La filière nautique dans le Cotentin représente 85 entreprises et 1 081 emplois au 1er janvier 2011.
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La branche construction de bateaux plaisance représente 60% des effectifs pour seulement 9 établissements, dont les entreprises CMN et MSI Solutions (chantier Ican) qui comprennent 82% des effectifs de la branche, deux chantiers plutôt spécialisés dans la construction navale. Derrière ces deux entreprises, on trouve des chantiers spécialisés dans le nautisme comme CMN JMV Industries, Allures Yachting, les chantiers navals Bernard, Edel Composites ou Icarai.
La branche négoce et maintenance contient le plus grand nombre d’établissements, 47 pour 27% des effectifs. Différentes activités sont présentes dans cette branche :
- Les activités de négoce et de maintenance spécialisées plaisance
- La réparation navale
- Les sous-traitants spécialisés dans la mécanique, la métallurgie ou la peinture ayant une part de leur activité dans la plaisance
La branche équipement est notamment portée par deux établissements : Mecanorem, qui fabrique des remorques pour bateaux, et Facnor / Sparcraft, les entreprises du groupe Losange, leader mondial des enrouleurs à voile.
Sur les 85 établissements recensés, 64 ont leur activité principale dans le nautisme ou la plaisance pour un total de 792 salariés.
La Fédération des Industries Nautiques (FIN) évalue le chiffre d’affaires de la filière nautique en Basse-Normandie à 128M€ en 2009 soit 2.8% du chiffre d’affaires national. A partir des établissements ayant le siège de l’entreprise dans le Cotentin et dont l’activité principale est le nautisme, il est possible d’évaluer le chiffre d’affaires de la filière dans le Cotentin. Au total, 42 chiffres d’affaires ont été trouvés sur le site www.societe.com pour un total de 56M€.
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Selon cette évaluation, 44% du chiffre d’affaires de la filière bas-normande est réalisé dans le Cotentin. Le chiffre d’affaires de la construction de bateaux de plaisance ne prend pas en compte celui des CMN dont le siège social se trouve à Paris qui s’élevait en 2009 à 71M€. Ainsi, en termes de chiffre d’affaires les équipementiers passent devant les constructeurs en représentant 38% du CA de la filière contre 32% pour les constructeurs.
Attention à la relève !
Dans le secteur du nautisme et plus particulièrement la construction de bateaux de plaisance et la réparation navale (Codes NAF 3012Z et 3315Z), l’emploi a progressé entre 2004 et 2009.
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En 2004, la construction de bateaux de plaisance (hors CMN) et la réparation et maintenance navale totalisent 126 salariés contre 237 en 2009, soit une évolution de 88%.
La progression du nombre de salariés dans ces secteurs est constante entre 2004 et 2008. Une baisse apparaît en 2009, les effectifs passant de 258 salariés en 2008 à 237 en 2009, soit -8.1%.
Ce chiffre se rapproche de la baisse nationale des effectifs observée par la Fédération des Industries Nautiques (FIN) dans son étude Les chiffres-clés du nautisme 2009/2010. La FIN évalue la baisse des effectifs salariés dans la filière nautique à 8.4% entre 2009 et 2008. L’observation des résultats des grands acteurs de la plaisance en France et dans le monde laisse présager une reprise de l’activité dans le nautisme dès cette année. Cependant, les effets de la crise économique devraient avoir encore un impact sur l’année 2010 voire 2011.
A plus long terme, un autre enjeu se profile pour la filière nautique du Cotentin : il s’agit du renouvellement de ses dirigeants et de la transmission d’entreprise.
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52% des chefs d’entreprise de la filière nautique ont 50 ans ou plus en 2011. Ce chiffre est largement supérieur à la moyenne observée sur le Cotentin, tous secteurs confondus, où seulement 19.8% des chefs d’entreprise ont 50 ans et plus.
Pour les établissements dont le siège ou l’établissement principal se situe dans le Cotentin, 49% des dirigeants d’entreprise ont 50 ans ou plus. Au total, 69 chefs d’entreprises pourraient être concernés à court ou moyen terme par la transmission de leur établissement.
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Des structures en développement
Un des freins au développement de l’industrie nautique est le manque de places dans les ports. Le Cotentin compte actuellement 17 ports de plaisance pour une capacité d’accueil proche de 5 000 anneaux.
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Des projets sont actuellement en cours pour augmenter le nombre de places dans les ports de plaisance du Cotentin :
- Cherbourg-Octeville : Extension de 500 anneaux à l’horizon 2015
- Portbail : Projet de port en eau de 500 places pour 2015
- Barneville-Carteret : Projet d’extension d’environ 400 places à l’étude
- Barfleur : Projet d’extension de 200 à 300 places à l’étude
D’autres outils ont également été mis en place pour soutenir le développement de la filière nautique dans le Cotentin. Le 14 janvier 2011 a été inauguré le plateau nautique situé sur la zone des Mielles du port de commerce de Cherbourg. Un million d’euros financé par Ports Normands Associés (PNA) a permis la création d’une zone dédiée à la construction et à la maintenance des bateaux de plaisance. Cette zone comprend 4 parcelles et 2 zones collectives sur 2 hectares à moins de 300m des quais, un travel lift de 30 tonnes, 45m linéaires de ponton et une zone technique sécurisée. Une estacade a été construite pour faciliter la mise à l'eau des bateaux. 8 professionnels du nautisme, réunis sous la structure Nautiport, sont associés dans l'exploitation de ces équipements.
La Marine Nationale contribue également au développement de la filière avec le développement de zones d’activités sur la zone de l’arsenal. Deux chantiers nautiques s’y sont d’ores et déjà implantés : MSI Solutions (Ican) et ses 120 salariés ainsi qu’Edel Composites spécialisé dans la construction de catamarans.
Enfin, sous la bannière F2N, la filière nautique normande bénéficie d’une association de professionnels pour porter ses projets et favoriser le développement du nautisme en Basse-Normandie. F2N compte plus de 80 adhérents sur toute la Basse-Normandie. Elle a été récemment retenue pour l’appel à projets « Grappe d’entreprises » du ministère de l’agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire. Une aide de 172 000€ sur trois ans sera apportée pour le développement de la filière.
Les sites utiles :
http://www.f2n.fr/
http://www.fin.fr
http://www.themavision.fr/jcms/c_37625/plaisance
Sources : CCI Cherbourg-Cotentin, Fichier consulaire / Fédération des Industries Nautiques
Auteurs : Madelon Henry (CCICC) / Pierric Hourçourigaray (CCICC)
La filière bois dans le Cotentin La filière bois comprend les différentes activités de la production à la commercialisation du bois en passant par sa transformation. Les activités étudiées sont les suivantes : la sylviculture et la récolte forestière (code NAF 02), le travail du bois et la fabrication d’articles en bois (code NAF 16), l’industrie du papier et du carton (code NAF 17), la fabrication de meubles (Codes NAF 3101Z, 3102Z, 3109A et 3109B), le bois construction (Codes NAF 4332A et C, 4391A) et le commerce du bois (Codes NAF 4613Z et 4673A).
La France se classe au 3ème rang européen en termes de chiffre d’affaires et d’effectifs. Selon l’étude Le bois en chiffres 2008 du Sessi, les entreprises de la filière représentent 231 000 salariés et 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2006.
Selon une étude de l’Insee La filière bois : Une filière qui compte en Basse-Normandie, la Basse-Normandie se classe au sixième rang des régions françaises métropolitaines pour sa filière forêt-bois. Les entreprises de la filière emploient 14 510 salariés en 2006 et dégagent un chiffre d’affaires total estimé à 2.7 milliards d’euros en 2007.
Avec le Grenelle de l’environnement et plus largement la prise de conscience des enjeux environnementaux, le bois possède une marge de développement importante dans la construction et pour une utilisation comme matériau énergétique (filière bois-énergie). La consommation de bois dans les chaufferies collectives est passée de 0.3 à 7.2 tep (tonnes équivalent pétrole) entre 1995 et 2008. La Basse-Normandie est une région pilote en la matière ; le conseil régional de Basse-Normandie a notamment mis en place des aides pour favoriser l’implantation de chaufferies et de chaudières à bois.
Une filière peu présente
Dans le Cotentin, la filière bois représente 236 établissements pour 892 salariés au 1er janvier 2011. En comparant les chiffres de l’emploi salarié de 2009 de Pôle Emploi-Unistatis, le Cotentin représente 7.9% des emplois de la filière en Basse-Normandie et 20.8% de ceux de la Manche. Le tableau ci-dessous présente la part de l’emploi salarié dans la filière bois par secteur d’activité et par territoire en 2009
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A la lecture de ces chiffres, la place du Cotentin dans la filière bois bas-normande apparaît faible. Cependant, elle reste à relativiser en fonction de la taille du Cotentin et de sa part dans l’emploi salarié tous secteurs d’activités confondus en Basse-Normandie qui est de 11.6%. Ainsi, 2 secteurs d’activité de la filière bois se rapprochent de ce quota ; le bois-construction et le commerce de bois.
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71% de l’effectif salarié est concentré dans la branche bois-construction qui comprend près de 700 salariés en 2009. L’industrie du papier et du carton n’est pas présente dans le Cotentin, aucun établissement n’est recensé sous ce code d’activité.
Une forêt peu exploitée
Le département de la Manche avec 26 289 hectares et un taux de boisement de 4.4% (rapport entre la surface boisée d’un territoire et sa superficie) est l’un des moins boisés de France.
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| Source : Direction régionale et départementale de l’agriculture et de la forêt de Basse-Normandie et du Calvados |
Selon l’inventaire national forestier de 2000-2001, la surface boisée du Cotentin atteint 10 342ha soit environ 40% des forêts de la Manche.
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Le dynamisme de la filière bois du Cotentin apparaît moins important que dans le Centre et Sud Manche ou le Calvados. L’Orne, département le plus boisé de Basse-Normandie, fait chuter la moyenne bas-normande avec seulement 30 emplois générés pour 1 000 hectares de surface boisée.
Depuis 2005, la filière bois reste stable en termes d’effectifs. En 2005, 943 salariés travaillaient dans la filière bois dans le Cotentin, en 2009 ils sont 947.
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En ce qui concerne les établissements, on retrouve cette même stabilité entre 2005 et 2010. Seul le secteur du commerce du bois connaît une nette augmentation en 2008 mais il s’agit plus ici d’un effet du changement de la nomenclature NAF entreprise par l’Insee cette année là que d’une réelle hausse de l’activité.
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La filière bois dans le Cotentin est principalement composée de petits établissements, 76% des établissements comptent entre 0 et 4 salariés, aucun établissement ne dépasse 50 salariés.
La filière est majoritairement composée d’artisans, 81.5% des établissements. A noter que 30% des chefs d’entreprises de la filière bois ont plus de 50 ans en 2010.
Les sites utiles :
http://draaf.basse-normandie.agriculture.gouv.fr/
Source : Pôle Emploi – Unistatis / CCI Cherbourg-Cotentin – Fichier consulaire
Auteur : Pierric Hourçourigaray (CCICC)
La structure des emplois dans le CotentinLa structure des emplois du Cotentin se rapproche de celle de la Basse-Normandie marquée par son caractère rural et industriel. Cependant, le Cotentin possède quelques spécificités relatives à son tissu économique.
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L’industrie est très présente dans la structure des emplois du Cotentin, les catégories socioprofessionnelles (CSP) particulièrement représentées dans le territoire sont souvent étroitement liées au caractère industriel du tissu économique.
A l’instar de la Basse-Normandie, le Cotentin compte un nombre d’ouvriers supérieur à la moyenne nationale. Hors ouvriers agricoles, cette catégorie représente 24.1% des emplois dans le Cotentin, 26.5% en Basse-Normandie et 22.1% en France. La part des ouvriers qualifiés de type industriel est supérieure dans le Cotentin qu’en Basse-Normandie ou en France. Les cadres et professions intellectuelles supérieures sont sous représentées par rapport à la moyenne nationale, 9.3% dans le Cotentin, 9.9% en Basse-Normandie et 15.8% en France. Cependant, c’est une nouvelle fois le secteur industriel qui permet au Cotentin de se rapprocher de la moyenne régionale grâce à une proportion importante de cadres techniques d’entreprises issus pour les deux tiers du secteur de l’industrie et de la construction. Cette caractéristique se retrouve dans les professions intermédiaires avec les techniciens particulièrement nombreux dans le Cotentin et le secteur industriel.
Le nombre d’employés est supérieur aux moyennes régionales et nationales, 30.6% dans le Cotentin contre 29% en Basse-Normandie et 28.5% en France. Une particularité du Cotentin en partie due au nombre important de militaires, compris dans cette catégorie, et de personnels dans la branche des services aux particuliers.
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Le secteur tertiaire (commerces + services) reste assez largement sous représenté dans le Cotentin par rapport à la France. Dans le Cotentin, la part des emplois dans le secteur industriel reste importante, entre 1999 et 2007, elle n’a chuté que de 2%. Dans le même temps, la part des emplois industriels en Basse-Normandie a baissé de 3.1% et de 3.4% en France.
Les grandes fonctions d’emploi dans le Cotentin
Pour compléter l’analyse d’un territoire en fonction de ses secteurs d’activité et de la structure de ses emplois, l’Insee a mis en place l’analyse fonctionnelle des emplois. Cette nomenclature propose un regroupement des professions en 15 grandes fonctions transversales aux secteurs d’activité : Conception-recherche, prestations intellectuelles, agriculture et pêche, bâtiment et travaux publics, fabrication, commerce inter-entreprises, gestion, transports-logistique, entretien-réparation, distribution, services de proximité, éducation-formation, santé et action sociale, culture-loisirs et administration publique.
http://www.insee.fr/fr/themes/detail.asp?reg_id=99&ref_id=analyse
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Comme au niveau régional, ce sont les fonctions fabrication et services de proximité qui prévalent avec un caractère cependant plus marqué dans le Cotentin pour ces deux fonctions. La prédominance de la fonction fabrication marque une fois encore le caractère industriel du Cotentin.
A l’inverse, la fonction gestion qui prévaut en France est moins représentée dans le Cotentin, seulement 8.8% des emplois dans le Cotentin contre 10.4% en Basse-Normandie et 13.3% en France. Idem, pour la fonction transport et logistique très peu présente dans le Cotentin et certainement liée à son enclavement qui restreint le développement de ces activités.
L’Insee distingue également 5 fonctions particulièrement présentes dans les grandes aires urbaines : culture-loisirs et gestion particulièrement à Paris, conception-recherche, prestations intellectuelles et commerces inter-entreprises à Paris et dans les aires urbaines de plus de 200 000 habitants. Si les fonctions de culture-loisirs, gestion et commerces inter-entreprises sont peu présentes dans le Cotentin, celles de prestations intellectuelles et de conception-recherche dépassent la moyenne régionale. La fonction conception-recherche est proche de la moyenne nationale avec 2.4% des emplois portée notamment par la présence des d’entreprises du Cotentin comme Areva, EDF ou DCNS où cette fonction est particulièrement présente.
Peu d’emplois stratégiques et décisionnels
A partir de ces 5 fonctions, le concept de cadres de fonctions métropolitaines permet de préciser les emplois stratégiques d’un territoire utilisés dans l’approche de son rayonnement ou de son attractivité. Ces cadres de fonctions métropolitaines sont des cadres ou des chefs d’entreprises de plus de 10 salariés dans les 5 fonctions évoquées ci-dessus.
Les cadres de fonctions métropolitaines représentent 4.1% des emplois du Cotentin, 4.7% en Basse-Normandie et 9.2% en France. La Basse-Normandie se classe en 20ème position sur 22 des régions française, la moyenne pour la province est de 6.6%.
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5 zones géographiques ont été sélectionnées pour comparer la part des places occupées par les cadres au sein des 5 fonctions métropolitaines dans le Cotentin. Les aires urbaines similaires au Cotentin comportent les communes françaises comprenant moins de 50 000 emplois et des communes situées hors aires urbaines ou multipolarisées (communes rurales).
Au sein des fonctions métropolitaines, la place occupée par les cadres dans le Cotentin, emplois stratégiques et décisionnelles, est faible. Ainsi, seulement 42% des salariés de la fonction conception-recherche du Cotentin sont des cadres, ce taux atteint 50.9% en Basse-Normandie et 71.3% en France. Si cette fonction est bien présente dans le Cotentin, proche de la moyenne nationale avec 2.4% du total des emplois, il apparaît que la part de cadres de fonctions métropolitaines est beaucoup moins élevée qu’ailleurs.
La sous représentation des emplois stratégiques et décisionnels dans le Cotentin semble liée aux spécificités du territoire :
- Un territoire rural
- Enclavé et loin des grands axes de communication
- Industrialisé avec une prédominance de la fonction fabrication
Source : Insee, recensement de la population 2007, exploitation complémentaire
Auteur : Pierric Hourçourigaray (CCICC)
Les trajets domicile-travail En 2007, le Cotentin compte 76 577 actifs ayant un emploi. 65% de ces actifs quittent quotidiennement leur commune de résidence pour rejoindre leur lieu de travail, une proportion proche de la moyenne nationale, 63%, et régionale, 65%.
89.4% des déplacements professionnels effectués se font à l’intérieur du Cotentin, 5.6% pour des communes du centre et sud Manche, 1.4% pour le Calvados et 1.2% en Île-de-France.
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Les lieux de résidence des salariés du Cotentin ne sont pas nécessairement leur lieu de travail. Si 48.5% des salariés résidant dans le Cotentin travaillent sur la communauté urbaine de Cherbourg (CUC), ils ne sont que 42.5% à y résider. Les disparités sont plus fortes sur les lieux d’implantation des grandes industries. La commune de Beaumont-Hague concentre 7.8% des salariés du Cotentin ; seuls 0.6% y résident. Ce cas de figure se retrouve également sur la commune de Flamanville et à un degré moindre sur celle de Sottevast avec l’implantation d’EDF et des Maîtres Laitiers du Cotentin sur ces communes. A l’inverse, certaines communes hébergent un nombre important de salariés qui ne travaillent pas sur leur commune de résidence comme Urville-Nacqueville, Brix ou les environs de l’agglomération cherbourgeoise.
Les déplacements de salariés entre leur lieu de résidence et leur lieu de travail sont importants à l’intérieur de la CUC, notamment les trajets Tourlaville-Cherbourg et Equeurdreville-Cherbourg. Les communes de Tourlaville et d’Equeurdreville comptent en effet moins de salariés travaillant sur ces deux communes que de salariés y résidant.
Parmi les flux de déplacements les plus importants, on retrouve également les trajets CUC-Beaumont-Hague, Les Pieux-Flamanville ainsi que ceux concernant les communes périurbaines vers la CUC.
La voiture, un mode de transport privilégié
Pour se rendre à leur lieu de travail, les actifs du Cotentin privilégient à 76% la voiture.
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Cette proportion d’actifs se rendant à leur lieu de travail en voiture est dans la moyenne départementale et régionale, respectivement 78.5% et 78.6% pour la Manche et la Basse-Normandie. Elle est cependant supérieure à la moyenne nationale, 69.8%.
Les transports en commun sont effectivement assez peu utilisés dans le Cotentin par les actifs. Seulement 5.1% des salariés du territoire utilisent ce mode de transport contre 13.9% en France. Ce taux est également faible pour la Basse-Normandie et la Manche, 3.6% et 2.6%.
Le mode de transport varie également selon le type de trajet domicile-travail.
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Pour les actifs travaillant dans la commune de résidence, la voiture reste le mode de transport privilégié dans 54.4% des cas devant la marche à pied, 15.1%. Les salariés n’utilisant pas de moyen de transport peuvent résider sur leur lieu de travail, les commerçants notamment, ou travailler à domicile et à distance.
L’automobile est utilisée par près de 9 actifs sur 10 se rendant à leur lieu de travail dans une autre commune du Cotentin que celle de leur lieu de résidence.
Pour les actifs travaillant à l’extérieur du Cotentin, la voiture est utilisée dans 70.8% des cas, suivie des transports en commun, 20.2%.
Le recours aux transports en commun est plus marqué dans les villes importantes, notamment sur la CUC où il passe à 8.1%.
Selon une étude de l’Insee Trajets domicile-travail dans la Manche, la distance parcourue par les salariés du Cotentin apparaît assez élevée. Le trajet moyen est souvent supérieur à 20km et un actif sur deux travaille à plus de 12km de son lieu de résidence.
Des ouvriers mobiles
La mobilité varie en fonction de la catégorie socioprofessionnelle (CSP) des salariés. Les ouvriers et les professions intermédiaires sont les catégories les plus mobiles.
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76.5% des ouvriers et 75% des professions intermédiaires habitent dans une autre commune que celle de leur lieu de travail ; des taux assez proches des moyennes régionales et nationales. L’industrie est le secteur d’activité où la mobilité est la plus importante : 82.5% des salariés de l’industrie dans le Cotentin ne résident pas dans la même commune que leur lieu de travail. Dans ce secteur, les ouvriers et les professions intermédiaires représentent les ¾ des salariés.
A l’inverse, les agriculteurs exploitants et la catégorie des artisans, commerçants et chefs d’entreprise travaillent plus souvent dans leur commune de résidence, respectivement 83.8% et 58.2%.
5% des cadres et professions intellectuelles supérieures se déplacent hors du Cotentin pour rejoindre leur lieu de travail.
Enfin, les femmes sont les plus nombreuses à travailler dans leur commune de résidence. Ainsi 40.4% des femmes contre 29.8% des hommes travaillent dans la commune où elles résident.
Source : Insee, recensement de la population 2007, exploitation complémentaire
Auteur : Pierric Hourçourigaray (CCICC)
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Votre contact :
Pierric Hourçourigaray
phourcourigaray@cherbourg-cotentin.cci.fr
TEL: 02 33 23 32 15
FAX: 02 33 23 32 29
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