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Les créations d'entreprises au premier semestre 2011
Les éco-entreprises dans le Cotentin
Les entreprises de la filière TIC dans le Cotentin
Les besoins en main d'oeuvre dans le Cotentin
Le transport et la logistique dans le Cotentin Votre contact à la CCICC :
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Cependant, les cessations d’activité sont en recul par rapport au premier semestre 2010, -9.8%. Le solde des créations sur les 6 premiers mois de l’année est donc favorable, +43 établissements, soit 226 créations contre 183 cessations.
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Seules les autres activités de services, dans lesquelles on trouve notamment les services à la personne, enregistrent une baisse supérieure à 20% des créations. Cette baisse fait suite à une diminution du nombre de créations de 20% en 2010 par rapport à 2009. Le secteur des services à la personne, très dynamique avant la crise, peine à retrouver un second souffle sur le Cotentin.
A noter également, le rebond du secteur de la construction qui connaît une hausse importante du nombre de créations, 13.8%, après une baisse de 6.3% en 2010 par rapport à 2009.
Léger repli des auto-entrepreneurs
Les créations d’auto-entreprises sont en légère baisse par rapport au premier semestre 2010, -16.4%. Le chiffre des créations, auto-entreprises et entreprises inscrites au RCS incluses, s’élève à 333 établissements au 1er semestre 2011. 32.1% des créations sont le fait d’auto-entrepreneurs.
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43.8% des créations dans le commerce, la réparation d’automobiles et de motocycles sont des auto-entreprises. Ce secteur représente également 49.5% du nombre total des créations d’auto-entreprises au 1er semestre 2011.
Les sites utiles :
http://www.createk-cherbourg.com/
Auteur : Pierric Hourçourigaray (CCICC)
Les éco-entreprises dans le CotentinL’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) et Eurostat définissent les éco-entreprises comme celles qui « produisent des biens et services visant à mesurer, prévenir, limiter ou corriger les atteintes à l'environnement touchant l'eau, l'air ou le sol, et les problèmes en rapport avec les déchets, le bruit et les écosystèmes . »
L’Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie (ACFCI) a précisé le périmètre d’activité des éco-entreprises en définissant 10 domaines d’activité : déchets, eau, air et odeurs, risques, bruit et vibrations, sols, énergie, management environnemental, urbanisme, nature et paysages. A ces domaines d’activité sont associés des métiers : conseil, études, ingénierie et formation - mesure et contrôle - fabrication, installation et distribution de matériels, d’équipements ou de produits - traitement et dépollution - installation et gestion des réseaux d’eau - collecte et récupération.
La diversité des activités des éco-entreprises rend difficile leur recensement. L’identification effectuée dans cette étude ne prétend pas être exhaustive, la méthodologie employée est la suivante :
- L’utilisation des codes NAF du « socle historique » des éco-entreprises tel que défini par l’OCDE : 3600Z, 3700Z, 381, 382, 383, 3900Z et 4677Z
- La recherche en texte intégral sur le libellé de l’activité de l’entreprise sur des mots-clés relatifs aux éco-activités (éolien, solaire, environnement, biomasse…)
- Le croisement avec des annuaires professionnels : Annuaire des éco-entreprises de Basse-Normandie (CCIR Basse-Normandie), Annuaire Qualité ENR (FFB), Les pros de la performance énergétique (FFB)…
115 éco-entreprises recensées
En 2011, le Cotentin compte 115 éco-entreprises qui emploient plus de 1 200 personnes.
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Le domaine de l’énergie concentre près de 50% des établissements et 36% des effectifs. Il est composé aux ¾ par des entreprises du bâtiment, installatrices de solutions d’énergies renouvelables.
Le domaine des déchets compte 22% des établissements et 32% des effectifs. C’est un secteur assez concentré avec deux entreprises qui totalisent près de 64% des effectifs. Le marché des déchets dans le Cotentin est dominé par les entreprises du traitement et de la dépollution des déchets dangereux et notamment nucléaires.
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Les métiers de la fabrication, de l’installation, de la distribution de matériels, équipements et produits ainsi que les métiers du traitement et de la dépollution représentent près de 80% des établissements et 90% des effectifs du Cotentin.
Les domaines d’activité de l’énergie et de l’eau sont particulièrement présents dans les métiers de la fabrication, de l’installation et de la distribution. Le domaine des déchets comptabilise 58% des effectifs des métiers du traitement et de la dépollution, les domaines de l’eau et des sols 25% et 17%.
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La filière des éco-entreprises est jeune et dynamique. Les entreprises de moins de 3 ans représentent 37% des éco-entreprises contre 27% sur le fichier total. Le secteur semble dans une phase d’expansion puisque près de 60% des éco-entreprises ont moins de 5 ans.
Les jeunes entreprises de moins de 5 ans exercent essentiellement dans les métiers de la fabrication, de l’installation et de la distribution, 60%, et plus particulièrement dans le domaine de l’efficacité énergétique avec un nombre important d’installateurs en énergies renouvelables. 75% des établissements exerçant des métiers de conseil ont moins de 5 ans.
Augmentation des installations en énergies renouvelables
Le dynamisme du secteur des éco-entreprises, avec un nombre important de jeunes entreprises, n’est pas sans rapport avec une demande croissante en énergies renouvelables. L’observatoire des énergies renouvelables mené par Biomasse-Normandie permet d’analyser l’évolution des installations en énergies renouvelables sur le pays du Cotentin.
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94% de l’énergie renouvelable est produite par les éoliennes. La filière bois-énergie, qui comprend les chaudières collectives et individuelles, contribue à 5% de la production d’énergie renouvelable. Les autres installations, particulièrement présentes chez les particuliers, se partagent le pourcentage restant.
Les installations d’énergies renouvelables sont en augmentation depuis 2003 dans le pays du Cotentin.
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Les 4 types d’installations énergétiques susmentionnées évoluent de façon constante depuis 2005, avec une croissance annuelle à 2 chiffres.
Les grandes installations éoliennes supérieures à 100kW, non représentées dans le tableau, ont également évolué de façon significative passant d’une énergie produite de 43.2 millions de kWh/an en 2005 à 66.8 millions en 2009. Même constat pour le bois-énergie qui est passé de 1.9 millions de kWh/an en 2003 à 3.4 millions en 2009.
Le nombre d’installations chez les particuliers est un indicateur permettant d’analyser l’évolution du marché pour les installateurs en énergie. Les particuliers sont davantage concernés par l’installation de chauffe-eau solaire, de solaire thermique, de photovoltaïque ou de chaudières individuelles.
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Les installations en énergies renouvelables chez des particuliers augmentent de façon continue dans le pays du Cotentin. Le nombre d’installations de chauffe-eau solaire est passé de 5 à 126 entre 2003 et 2009, avec une croissance de 40% entre 2008 et 2009. Le photovoltaïque est passé de 14 installations particulières en 2008 à 45 en 2009.
Les installations non particulières (collectivités, agriculteurs, professionnels ou bailleurs sociaux), moins nombreuses, sont cependant plus puissantes en termes de kW produits.
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Dans la filière bois-énergie, les chaufferies collectives dédiées au chauffage d’un établissement produisent 75% de l’énergie de ce type d’installation. Dans une proportion moindre, ce rapport se retrouve dans le photovoltaïque où 8 installations non particulières sur un total de 49 produisent 47% de l’énergie.
Cependant, la part des installations professionnelles (non particulières) dans le Cotentin reste faible en comparaison à la Basse-Normandie.
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Les énergies renouvelables tardent à se faire une place chez les professionnels ou les collectivités du Cotentin.
Cette tendance se confirme avec les chiffres fournis par l’Ademe sur le nombre d’entreprises du Cotentin ayant bénéficié d’une aide en faveur d’un programme lié à l’environnement ou aux énergies. En effet, depuis 2007, seules 5 entreprises du Cotentin ont bénéficié d’une aide de l’Ademe. Dans la Manche, l’Ademe a soutenu 27 entreprises et 131 en Basse-Normandie.
De nombreux dispositifs d’aide et d’incitation pour les PME ont été mis en place par l’Ademe dans le domaine de l’environnement et de l’énergie :
- Efficacité énergétique
- Réduction des émissions polluantes
- Eco-conception
- Management environnemental
- Prévention et gestion des déchets
L’Ademe intervient dans le conseil, la formation, l’animation et la mise en réseau et soutient financièrement la réalisation d’études et la mise en œuvre des actions.
D’autres actions en faveur des entreprises sont proposées par la Chambre de Commerce et d’Industrie Régionale de Basse-Normandie (CCIR). Certains dispositifs comme l’« Objectif Carbone -20% » sont mis en place conjointement avec l’Ademe. La CCIR propose également des actions dans le domaine du management environnemental, de la gestion des déchets ou destinées à des secteurs d’activités particuliers.
Les sites utiles :
http://www.biomasse-normandie.org/
http://www.basse-normandie.ademe.fr/
http://www.basse-normandie.cci.fr/ressources_environnement.asp
http://www.eco-entreprises.fr
Sources : CCI Cherbourg-Cotentin, Fichier consulaire / Biomasse Normandie / Ademe
Auteur : Pierric Hourçourigaray (CCICC)
Les entreprises de la filière TIC dans le CotentinL’étude du secteur des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) a été conduite à partir du fichier des entreprises inscrites au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) de la CCI de Cherbourg-Cotentin. La méthodologie employée s’est construite en 3 temps à savoir :
- Le recensement des entreprises du cœur d’activité des TIC tel que défini par l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) qui comprend les activités et codes NAF suivants : Activités de fabrication TIC (Codes NAF 261, 262, 263, 264 et 268), le commerce de détail et de gros de produits TIC (Codes NAF 465, 4741Z et 4742Z), les prestataires de services TIC (Codes NAF 582, 620, 6311Z et 6312Z), le secteur des télécommunications (Code NAF 61) et le dépannage informatique (Code NAF 951)
- La recherche en texte intégral sur le libellé de l’activité de l’entreprise dont les codes NAF n’ont pas de lien direct avec les TIC
- La recherche sur Internet et les annuaires spécialisés pour compléter la liste des entreprises qui n’auraient pas été identifiées lors des étapes précédentes
Les activités de vente à distance et les services externalisés comme les centres d’appels ou la sous-traitance des saisies de données informatiques n’ont pas été pris en compte dans l’étude, considérant qu’il s’agit plus d’utilisateurs de TIC que de producteurs de biens ou de services.
138 entreprises dans le Cotentin
La dispersion des activités TIC rend difficile l’étude de ce secteur. Dans le Cotentin, 92 entreprises sont recensées dans le cœur d’activité des TIC pour les 16 codes NAF définis par l’OCDE. Hors du cœur d’activité des TIC, 46 entreprises ont été recensées pour 27 codes NAF différents ; agences de communication Web, entreprises du bâtiment pour les infrastructures réseaux et les télécommunications, ingénierie et conseil numérique, commerce spécialisé, activité de pré-presse, concepteurs multimédias, etc…
Pour plus de cohérence et en reprenant la nomenclature de l’OCDE, le secteur est réparti en 5 activités :
- Les prestataires de services en TIC
- Le commerce de détail et de gros de produits TIC
- Les infrastructures réseaux et les télécommunications
- Le dépannage informatique
- La fabrication TIC
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Les prestataires de services occupent une place importante dans le Cotentin tant sur le nombre d’établissements que sur les effectifs. La présence de l’entreprise Euriware avec près de 500 salariés booste les effectifs des prestataires de services qui représentent 71% des effectifs du secteur des TIC.
Les entreprises de grande taille restent cependant minoritaires dans la filière.
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91% des établissements emploient moins de 10 salariés ; ils comptent 20.5% des effectifs. Seulement 9% des entreprises ont 10 salariés ou plus et une seule, Euriware, en compte plus de 50. Cette tendance s’explique en partie par la jeunesse des entreprises du secteur.
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En comparaison avec les entreprises du Cotentin, tous secteurs d’activité confondus, les entreprises de la filière TIC sont beaucoup plus jeunes. En effet, les entreprises de moins de 3 ans représentent près de 38% du secteur contre 27% sur le fichier total. Dans le secteur des TIC, les entreprises de plus de 10 ans représentent 65% des effectifs salariés, celles de moins de 3 ans seulement 8%.
Cependant, si les entreprises de moins de 3 ans sont en majorité dans la filière TIC, une baisse du nombre de créations d’activités est recensée depuis 2007. Le graphique suivant, « créations et radiations des établissements TIC », concerne uniquement le cœur d’activité des TIC. En effet, seules les activités ayant un code NAF précis peuvent être comparées pluriannuellement.
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Depuis 2008 et un pic des créations d’établissements inscrits au RCS dans le cœur d’activité des TIC, le secteur a amorcé une baisse du nombre de créations. Deux raisons principales à ce constat : le nombre de créations d’entreprises a globalement chuté en 2009 suite à la mise en place du statut d’auto-entrepreneur ; par ailleurs, la crise peut également avoir affecté ce secteur.
Les TIC, un secteur d’avenir ?
Compte-tenu de la dispersion des activités du secteur, il est délicat de suivre son évolution. Selon les chiffres de l’emploi salarié de Pôle Emploi – Unistatis, les effectifs sont en baisse depuis 2005 pour le cœur d’activité du secteur TIC avec des disparités importantes suivant les domaines.
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Entre 2005 et 2009, les effectifs salariés dans le Cotentin ont baissé de 19%. Le secteur de la fabrication, avec la fermeture de l’usine Sanmina à Tourlaville, a été durement touché avec une chute de 75% de ses effectifs. Ces tendances au niveau de l’emploi, avec une baisse des activités de fabrication, se retrouvent dans des proportions moindres à l’échelon national et régional. En revanche, les activités de prestation de services TIC enregistrent la plus importante hausse des emplois entre 2005 et 2009 dans le secteur avec respectivement 18% dans le Cotentin, 44% en Basse-Normandie et 20% en France.
Cette diminution du nombre d’emplois est à relativiser, elle ne concerne que le cœur d’activité des TIC. Différentes données nationales voire européennes laissent à penser que le secteur des TIC est de plus en plus prégnant dans l’économie actuelle.
Les premières données concernent la consommation des ménages. La part des produits TIC dans le budget des ménages en France est en forte croissance depuis 45 ans : « une hausse quasiment ininterrompue sans équivalent parmi les autres postes de taille significative », souligne l’Insee dans son enquête La consommation des ménages en TIC depuis 45 ans. La proportion des ménages disposant d’Internet est passée de 12% à 64% entre 2000 et 2010.
Cette évolution est également observée chez les entreprises : en janvier 2010, 97% des entreprises d’au moins 10 salariés sont connectées à Internet selon l’enquête de l’Insee sur les TIC et le commerce électronique en 2010. L’e-administration progresse également ; 81% des sociétés ayant un accès Internet ont eu recours à des services administratifs en ligne en 2010 contre 69% en 2005. En France, 58% des entreprises d’au moins 10 salariées possèdent un site Web contre 54% en 2009. Ce taux demeure cependant inférieur à la moyenne européenne qui est de 64%.
Selon le livre blanc, Quel avenir pour les grandes industries TIC à l’horizon 2015 ?, issu des conférences du G9+, un institut regroupant des organismes et grandes écoles du secteur, les TIC représentaient 150 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2009 en France. L’étude Les Technologies clés 2015, publiée par le ministère de l’économie, de l’industrie et des finances analyse également l’évolution du secteur en Europe. Si le secteur n’a pas échappé à la crise mondiale, les perspectives restent cependant positives avec une croissance attendue de 3.8% par an d’ici à 2013.
Dans ce contexte, plusieurs initiatives en faveur des TIC ont vu le jour dans le Cotentin, dans la Manche et en Basse-Normandie. L’association Novimage, basée à Cherbourg-Octeville, regroupe les professionnels de l’imagerie 3D et de la réalité virtuelle en Basse-Normandie. Cette association a pour objectif de « fédérer des industriels dans une démarche collective de partage, de promotion, d'exploitation, de formation à des outils et de réaliser des projets en imagerie et réalité virtuelle. ». Réunies sous la bannière Normandy Digital Life, l’association Novimage et d’autres entrepreneurs et porteurs de projets bas-normands ont présenté leurs innovations numériques à l’occasion du festival Futur en Seine dédié à la création numérique. La Basse-Normandie bénéficie également d’un pôle de compétitivité sur les transactions électroniques sécurisées, le Pôle TES.
Pour soutenir l’essor de l’économie numérique sur le département de la Manche, le syndicat mixte Manche Numérique est chargé de l’aménagement numérique du territoire notamment le déploiement des infrastructures de télécommunication à haut et très haut débit, le développement des services et la promotion des usages en matière de TIC.
Enfin, trois initiatives proposées par la CCI de Cherbourg-Cotentin, le passeport pour l’économie numérique, TicET.com et Touris’Diag, ont pour objectif de sensibiliser les TPE et PME aux technologies de l’information et de la communication.
Les sites utiles :
http://www.manchenumerique.fr/
Sources : CCI Cherbourg-Cotentin – Fichier consulaire / Pôle Emploi – Unistatis
Auteur : Pierric Hourçourigaray (CCICC)
Les besoins en main d’œuvre dans le Cotentin L’enquête « Besoins en main d’œuvre » (BMO) de Pôle Emploi et du Crédoc présente les projets de recrutement des établissements bas-normands pour l’année 2011. 39 400 établissements ont été interrogés et 29 708 projets de recrutement ont été formulés en Basse-Normandie.
3 287 intentions d’embauche ont été exprimées pour le bassin d’emploi du Cotentin en 2011, soit une hausse de 1.4% par rapport à 2010. Ces projets de recrutement concernent 15.9% des établissements interrogés.
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Avec 255 projets de recrutement, le métier de serveur en café et restaurant et commis est le plus recherché en 2011, comme en 2010 où 302 intentions d’embauche avaient été déclarées.
3 nouveaux métiers arrivent dans le top 10 : les ouvriers de l’assainissement et du traitement des déchets, les techniciens des industries de process et les agents qualifiés de laboratoire. En cela le Nord-Cotentin se démarque des autres territoires bas-normands puisque ces 3 métiers n’apparaissent pas dans les 10 métiers les plus recherchés des autres bassins d’emplois bas-normands, à l’exception de Bayeux pour les ouvriers de l’assainissement et du traitement des déchets.
Cette particularité est certainement liée à l’activité d’Areva sur le secteur de la radioprotection. En effet, le Nord-Cotentin se place en tête au niveau national sur ces 3 métiers avec 382 projets de recrutement.
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Les fonctions liées à la vente, au tourisme et aux services représentent 45% des intentions d’embauche dont près de 54% d’emplois saisonniers.
Une nouvelle fois, le Nord-Cotentin se distingue de la Basse-Normandie. La part des projets de recrutement pour les autres techniciens et employés ainsi que dans les fonctions d’encadrement est plus importante dans le Nord-Cotentin, avec respectivement 8.5% et 7.5% contre 2.5% et 5% en Basse-Normandie. A l’inverse, les fonctions sociales et médico-sociales ne représentent que 11% des projets de recrutement dans le Nord-Cotentin contre 17.7% en Basse-Normandie.
Sur le bassin d’emploi du Nord-Cotentin, 42% des projets de recrutement sont liés à une activité saisonnière et 34.2% sont jugés difficiles par les entreprises.
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Les difficultés de recrutement sont particulièrement présentes pour les ouvriers de la construction et du bâtiment ; 54.7% des projets de recrutement sont jugés difficiles. Les fonctions sociales et médico-sociales concernent à 57.3% des emplois saisonniers et des difficultés de recrutement sont exprimées dans 47.1% des cas. A l’inverse, pour les autres métiers qui comprennent principalement les conducteurs, routiers et les maraîchers, seuls 8% des projets de recrutement sont jugés difficiles.
Les sites utiles :
http://bmo.pole-emploi.org
Source : Enquête Besoins en Main d’œuvre 2011, Pôle Emploi - Crédoc
Auteur : Pierric Hourçourigaray (CCICC)
Le transport et la logistique dans le Cotentin Le secteur du transport et de la logistique étudié dans ce dossier comprend :
- Les activités de transport de marchandises (Codes NAF : 4920Z, 4941A, 4941B, 4941C, 5020Z, 5040Z et 5121Z) ; transport routier, aérien, maritime ou ferroviaire.
- Les activités de logistique (Codes NAF 5210A, 5210B, 5221Z, 5222Z, 5223Z, 5224A, 5224B, 5229A, 5229B et 8292Z) ; la manutention, l’entreposage et la gestion d’infrastructures, l’organisation des transports et le conditionnement.
Une filière victime de l’enclavement
En France, le secteur du transport et de la logistique tel que défini ci-dessus emploie près de 600 000 personnes fin 2009. Les effectifs ont progressé de 13.8% entre 2000 et 2008 en France, l’année 2009 marquant un coup d’arrêt avec une baisse de 3.9% des emplois.
Le constat est similaire en Basse-Normandie avec une hausse de 14.3% des effectifs entre 2000 et 2008 et une baisse de 3% entre 2008 et 2009. Avec près de 11 500 salariés, la Basse-Normandie représente 1.9% des emplois nationaux fin 2009. Le département du Calvados emploie près de 60% des effectifs de la filière en Basse-Normandie, la Manche et l’Orne 20% chacun.
Dans le Cotentin, 57 établissements ont été recensés dans le secteur du transport et de la logistique.
La part du territoire dans la filière transport et logistique bas-normande apparaît faible. L‘arrondissement de Cherbourg représente 4.7% des effectifs bas-normands et 22.8% des effectifs manchois. A titre de comparaison, le Cotentin compte 11.6% des emplois tous secteurs confondus en Basse-Normandie. Le Cotentin est victime de son enclavement terrestre ; la part des activités de la logistique est ainsi plus importante dans le Cotentin qu’en Basse-Normandie ou dans la Manche.
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Le secteur de la logistique est porté par les activités maritimes et plus particulièrement par :
- la branche des services auxiliaires des transports par eau, 52% des effectifs salariés de la logistique
- la branche de l’organisation des transports, 44% des effectifs salariés de la logistique
La présence du port de commerce de Cherbourg est évidemment liée à ce constat ; les entreprises d’affrètement et d’organisation des transports sont pour la plupart spécialisées dans le transport maritime.
Une autre particularité du Cotentin est la faible importance du transport routier interurbain. Une nouvelle fois, l’enclavement du territoire en est la cause, les entreprises préférant ainsi le sud Manche, le Calvados ou l’Orne, plus proches des grands axes de communication.
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La part des emplois bas-normands de transport routier de fret interurbain dans le Cotentin est de 3.6%, en-dessous donc des 4.7% que représente le Cotentin sur l’emploi total du secteur du transport et de la logistique en Basse-Normandie. Cette faible représentation du transport routier de marchandises démontre une nouvelle fois les spécificités d’un territoire plus tourné vers la mer que vers la terre.
Ce constat est renforcé avec la localisation des entreprises et des effectifs du secteur dans le Cotentin.
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Les entreprises et les effectifs sont particulièrement localisés sur la communauté de communes du bocage valognais et la Communauté Urbaine de Cherbourg (CUC). Les entreprises de la CUC sont spécialisées dans le domaine de la logistique et localisées pour la plupart sur le port de Cherbourg. Valognes bénéficie de son accès direct à la RN13 avec une forte présence de transporteurs routiers.
L’activité du secteur du transport et de la logistique dans le Cotentin est assez concentrée avec une part importante d’entreprises de plus de 10 salariés.
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En effet, 33% des entreprises du transport et de la logistique emploient 10 salariés ou plus contre 11% pour l’ensemble des entreprises du Cotentin.
Le transport de marchandises dans la Manche
Les chiffres présentés ci-dessous proviennent de l’Observatoire Régional des Transports (ORT) de Basse-Normandie. Les données disponibles sont départementales et régionales et sont issues du Mémento des transports bas-normands 2009. Les chiffres sur le trafic ferroviaire ne sont plus publiés depuis 2007.
Au niveau national, près de 20 millions de tonnes de marchandises ont transité sur les routes de la Manche en 2009. En tonnage, la Manche est le deuxième département bas-normand loin derrière le Calvados avec ses 34 millions de tonnes. Les spécificités du département sont un trafic intradépartemental (à l’intérieur du département) important alors que les trafics interdépartementaux (entre départements bas-normands) et interrégionaux (avec d’autres régions françaises) sont assez faibles.
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Le trafic interdépartemental est particulièrement souligné dans la Manche, une tendance en partie due à l’enclavement du territoire. 64% des marchandises expédiées depuis la Manche sont réceptionnées dans le département, 30% dans une autre région et 6% dans un autre département bas-normand.
Au niveau du trafic interrégional, la Manche est le seul département bas-normand à recevoir plus de marchandises par route qu’il n’en expédie.
Il est fort probable qu’une grande partie du transport routier de marchandises se fasse plutôt sur le centre et sud-Manche que dans le Cotentin. En effet, le Cotentin ne représente que 21% des établissements manchois dans ce secteur. En termes d’effectifs, 16% des emplois de la Manche sont localisés sur le Cotentin et seulement 14% pour le transport routier de fret interurbain.
Les données concernant les trafics internationaux, échanges (importations et exportations) entre la Manche et les pays étrangers, sont fournies en euros depuis 2007.
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La Manche est le seul département bas-normand où le transport maritime est presque égal au transport routier pour les échanges internationaux.
La plupart du trafic maritime de marchandises se fait sur le port de Cherbourg, 2 152 669 tonnes en 2009 et 127 266 tonnes pour le port de Granville.
Les sites utiles :
http://www.logexpert-bn.com
http://www.basse-normandie.developpement-durable.gouv.fr
Source : Pôle Emploi Unistatis / CCI Cherbourg-Cotentin – Fichier consulaire / Observatoire régional des transports de Basse-Normandie
Auteur : Pierric Hourçourigaray (CCICC)
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Votre contact :
Pierric Hourçourigaray
phourcourigaray@cherbourg-cotentin.cci.fr
TEL: 02 33 23 32 15
FAX: 02 33 23 32 29
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